La BCE n’augmente pas son taux directeur, pour l’instant

Le principal taux d’intérêt de la Banque centrale européenne est resté stable à 1,25%. Jean-Claude Trichet a laissé entendre qu’il pourrait également être maintenu en juin.

EURACTIV.fr
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Le principal taux d’intérêt de la Banque centrale européenne est resté stable à 1,25%. Jean-Claude Trichet a laissé entendre qu’il pourrait également être maintenu en juin.

Le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, a laissé entendre, jeudi 6 mai, qu’une hausse des taux directeurs était peu probable en juin, tout en laissant la porte ouverte à un relèvement en juillet.

Dans son propos liminaire, lors de la conférence de presse qui a suivi l’annonce du maintien du principal taux directeur de la BCE à 1,25%, il n’a pas employé l’expression « forte vigilance ». Celle-ci signale traditionnellement un relèvement des taux le mois suivant.

Ce taux avait été relevé d’un quart de point en avril. La décision mettait un terme à deux ans de politique monétaire très accommodante pour cause de crise financière.

L’expression « forte vigilance » a été régulièrement utilisée par la BCE dans le passé pour annoncer un mois à l’avance un relèvement de ses taux directeurs. Et Jean-Claude Trichet n’avait pas failli à cette tradition, en mars, alors que le principal taux directeur de la BCE, le taux refi, était encore à son niveau historique le plus bas de 1%. 

Suivre de très près

« Nous continuerons à suivre de très près tous les développements liés aux risques haussiers affectant la stabilité des prix », a déclaré Jean-Claude Trichet.

Il a toutefois ajouté que la BCE pouvait relever ses taux directeurs si elle le jugeait approprié et qu’elle n’avait jamais de position arrêtée a priori.

La Banque d’Angleterre, confrontée à la faiblesse persistante de l’économie britannique, a elle aussi maintenu ses taux directeurs inchangés, au plus bas record de 0,5%, et pourrait persévérer pendant plusieurs mois encore.

Le durcissement entamé par la BCE contraste avec la politique de la Réserve fédérale des États-Unis. Celle-ci ne semble pas vouloir relever ses taux directeurs alors que la reprise américaine donne des signes de faiblesse.

Inflation en hausse

Les données publiées depuis le conseil des gouverneurs de la BCE du début avril ont montré une accélération de l’inflation au sein de la zone euro, à 2,8% en rythme annuel.

Le mandat de la BCE lui impose de maintenir la hausse des prix à un niveau proche mais inférieur à 2% en rythme annuel, et les économistes s’attendent à ce que le relèvement des taux décidé le mois dernier soit le premier d’une série à venir.