La Belgique à nouveau dans l'impasse
Le conciliateur belge, qui s'était vu attribuer la tâche de parvenir à un consensus entre les différents groupes linguistiques du pays, a présenté sa démission hier (6 janvier), a déclaré le Palais Royal. Cette démission pourrait bien mener le pays vers de nouvelles élections.
Le conciliateur belge, qui s'était vu attribuer la tâche de parvenir à un consensus entre les différents groupes linguistiques du pays, a présenté sa démission hier (6 janvier), a déclaré le Palais Royal. Cette démission pourrait bien mener le pays vers de nouvelles élections.
Le social-démocrate flamand Johan Vande Lanotte a été nommé pour trouver un terrain d’entente entre les sept partis de la Flandre néerlandophone et de la Wallonie francophone après l’échec des discussions directes visant à former un gouvernement en octobre. Mais les deux plus grands partis flamands, la N-VA et le CD&V, ont rejeté sa proposition mercredi soir.
« On ne peut pas donner à boire à un âne qui n’a pas soif » : c’est l’ancien proverbe utilisé par M. Vande Lanotte lors d’une conférence de presse qui a eu lieu jeudi. « Un jour, il faudra bien que les responsables politiques franchissent ce pas, dans l'intérêt de la prospérité du pays ».
La Belgique est dirigée par un gouvernement en intérim depuis plus de 200 jours, ce qui suscite l’inquiétude des marchés financiers quant à sa capacité à gérer sa lourde dette publique.
Le différentiel belge et allemand en ce qui concerne les obligations à 10 ans a atteint 113 points de base, soit une augmentation de 12 points de base par rapport aux niveaux observés lors de la cloture de la bourse mercredi.
Le différentiel a atteint un niveau record depuis l’arrivée de l’euro, avec 150 points de base à la fin du mois de novembre, lorsque le renflouement de l'Irlande par l’Union européenne et le FMI n'a pas permis d' apaiser les inquiétudes concernant l’augmentation de la dette souveraine de la zone euro et l’abandon des obligations par les investisseurs dans cette région.
Les analystes pensent désormais que les élections constituent une opportunité indéniable pour sortir de l’impasse.
« Si rien d’autre n’est possible, il faut voter en démocratie. C’est le control+alt+suppr du processus politique », a confié Carl Devos, professeur à l’Université de Gand, à Reuters.
« Ce n'est pas une solution structurelle aux problèmes mais il arrive que les choses aillent mieux après », a-t-il ajouté.
(EURACTIV avec Reuters. Article traduit de l’anglais par EURACTIV.)