La Commission confirme l’essoufflement de la reprise
Bruxelles maintient sa prévision de croissance pour 2011 à 1,6% dans la zone euro. La crise de la dette et le ralentissement de l’économie américaine viennent assombrir les perspectives pour la deuxième partie de l’année.
Bruxelles maintient sa prévision de croissance pour 2011 à 1,6% dans la zone euro. La crise de la dette et le ralentissement de l’économie américaine viennent assombrir les perspectives pour la deuxième partie de l’année.
Au premier trimestre, la croissance économique avait été supérieure aux attentes. Malgré des perspectives plus sombres pour le reste de l’année, la Commission maintient donc sa prévision de croissance annuelle dans la zone euro inchangée par rapport au printemps.
Le taux de croissance du PIB devrait s’établir à 1,6% cette année après 1,8% en 2010.
Perspectives plus sombres au 2e semestre
La Commission prévoit une croissance moyenne de 0,2% au troisième trimestre et 0,1% au quatrième trimestre contre 0,2% pour les deux trimestres dans l’Union européenne.
L’aggravation de la crise de la dette dans la zone euro, les inquiétudes sur la situation économique et budgétaire des États-Unis et la dégradation du commerce mondial au cours des derniers mois vont peser sur l’activité économique au deuxième semestre, explique la Commission.
Elle juge par ailleurs probable que « les exportations nettes, qui ont à nouveau été le moteur principal de la croissance au deuxième trimestre, deviennent moins dynamiques ».
Bruxelles anticipe également un ralentissement de la demande du fait de la détérioration de la confiance des entreprises et des ménages.
Prévisions par pays
Mais les pays ne sont pas tous logés à la même enseigne. Si les révisions à la baisse pour le second semestre concernent l’ensemble de la zone euro, les prévisions annuelles de croissance révèlent des situations économiques différentes.
Par rapport au mois de mai, Bruxelles a revu à la baisse sa prévision de croissance pour la France pour 2011, à 1,6% contre 1,8% précédemment. Elle a également abaissé celle de l’Italie, à 0,7% au lieu de 1,0%.
Celle de l’Espagne reste en revanche à 0.8%. Seule l’Allemagne voit son taux de croissance révisé à la hausse, à 2,9% contre 2,6% attendu en mai dernier.
Conséquence du ralentissement de l’activité, les pressions inflationnistes se sont globalement atténuées depuis le printemps. Bruxelles s’attend désormais à un taux d’inflation de 2.5% sur l’année contre 2.6% prévu initialement.