La Commission entend obtenir la levée de l'interdiction sur certains OGM dans l'ensemble des
Réuni aujourd'hui à Bruxelles, un comité d'experts européens pourrait demander à cinq Etats membres de l'UE (Allemagne, Autriche, France, Grèce et Luxembourg) d'ouvrir leurs marchés à plusieurs variétés de céréales génétiquement modifées.
Réuni aujourd’hui à Bruxelles, un
comité d’experts européens pourrait demander
à cinq Etats membres de l’UE (Allemagne, Autriche,
France, Grèce et Luxembourg) d’ouvrir leurs
marchés à plusieurs variétés
de céréales génétiquement
modifées.
Un comité réglementaire doit se réunir ce
lundi 29 novembre pour aborder la question de
l’interdiction frappant certains produits OGM dans cinq
Etats membres de l’UE. L’Allemagne, l’Autriche,
la France, la Grèce et le Luxembourg défendront
leur droit souverain à décider si certains
produits présentent des dangers pour les
consommateurs.
Autorisée dans le reste de l’UE,
l’utilisation de certaines variétés de
produits OGM (trois variétés de maïs et deux
variétés de colza) est interdite dans ces cinq
Etats, qui ont tous fait jouer une « clause de
sauvegarde » portant essentiellement sur la culture de
ces produits ainsi que sur leur utilisation dans
certains types de nourriture pour animaux.
La Commission devrait prendre position en faveur
d’une levée de telles interdictions ce lundi 29
novembre, une initiative qui devrait être mal
reçue par les opinions publiques des cinq Etats
concernés, très majoritairement hostiles aux
biotechnologies. L’UE est soumise à une forte
pression au niveau international sur la question des OGM,
notamment depuis que les Etats-Unis, l’Argentine et le
Canada ont entamé, en août 2003, des poursuites
auprès de l’OMC pour contraindre l’UE à
s’ouvrir plus largement aux produits issus de la
recherche biotechnologique.
Le comité doit également se prononcer au sujet
d’une nouvelle variété de maïs OGM
créée par la firme Monsanto, le « MON
863 ».
Dans un communiqué de presse, l’ONG « Les Amis
de la Terre Europe » estime que l’Autorité
européenne de sécurité des aliments fait
preuve d’une attitude trop conciliante à
l’égard de l’industrie biotechnologique.
« Cette Autorité joue un rôle majeur relatif
à l’approbation de nouvelles espèces
d’OGM au niveau européen. Elle doit être
indépendante vis-à-vis du secteur privé, et
placer la sécurité du public (ainsi que celle de
l’environnement) avant les intérêts
financiers des entreprises du secteur des biotechnologies.
Malheureusement ce n’est pas du tout le cas
aujourd’hui. Les citoyens méritent – et exigent –
que leur sécurité soit considérée comme
une priorité absolue », a notamment
déclaré Adrian Bebb, responsable des dossiers OGM
chez les Amis de la Terre.