La Commission va évaluer l’impact des accords de libre échange sur l’automobile

Paris se félicite de l'annonce du commissaire à l'Industrie Antonio Tajani.

EURACTIV.fr
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Paris se félicite de l’annonce du commissaire à l’Industrie Antonio Tajani.

La démarche permettra d’y voir plus clair sur les effets réels de la libéralisation des échanges entre l’UE et ses partenaires commerciaux. En présentant la semaine dernière un plan d’action sur les véhicules (Cars 21), le commissaire à l’Industrie Antonio Tajani a annoncé que des études d’impact seraient lancées avant et après la conclusion d’accords de libre échange.

« Nous ne pouvons pas sacrifier des secteurs clés tels que l’automobile pour de prétendus avantages commerciaux », a-t-il déclaré le 8 novembre. Ces derniers « devront être précédés d’une analyse d’impact approfondie qui évaluera l’impact sur la compétitivité de l’industrie de l’UE. »

Une demande qui correspond aux attentes de Paris. Fin octobre, le ministre du redressement productif Arnaud Montebourg avait tenté sans succès d’engager un bras de fer avec Bruxelles afin d’obtenir le déclenchement d’un mécanisme de surveillance concernant le flux de voitures sud coréennes commercialisées dans l’UE. La riposte de Karel de Gucht, commissaire en charge du Commerce ne s’est pas fait attendre, développant une analyse complètement opposée à celle du gouvernement français.

« La Commission lancera prochainement une étude sur les effets des accords déjà conclus sur le secteur automobile, a expliqué Antonio Tajani en particulier celui qui a été conclu avec la Corée ; ainsi que des futurs accords, à commencer par celui avec le Japon. » Une annonce dont Arnaud Montebourg et Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur, « se félicitent », dans un communiqué conjoint du 9 novembre.