La Commission veut garder la main sur la fermeture des frontières

Selon des informations obtenues par le Financial Times, les restrictions à la libre circulation des personnes se feront sous la férule de la Commission européenne.

EURACTIV.fr
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Selon des informations obtenues par le Financial Times, les restrictions à la libre circulation des personnes se feront sous la férule de la Commission européenne.

Donner une nouvelle fenêtre de tir aux États, mais aussi étroite que possible. C’est l’approche que semble retenir la Commission dans ses propositions de réforme de l’espace Schengen qu’elle doit présenter aux États et au Parlement européen mi-septembre.

Consulté par le Financial Times, le document soumet tout rétablissement des contrôles aux frontières intérieures à l’autorisation de la Commission européenne, lorsque ces mesures exceptionnelles excèdent cinq jours. En outre, celles-ci ne devraient pas s’étendre au-delà de six mois.

Les critères actuellement en vigueur (atteinte à l’ordre public ou à la sécurité intérieure) permettent aux États de réintroduire la vérification des passeports pendant 30 jours. Bruxelles dira si ce délai doit être réduit, dans la mesure où la Commission n’a aujourd’hui aucun droit de regard, sauf en cas de prolongement des mesures au-delà d’un mois.

Equilibriste

La Commission européenne se livre donc à jeu d’équilibriste consistant à élargir les critères de fermeture des frontières, tout en affirmant son contrôle sur les États qui réclamaient de leur côté plus de marge de manœuvre nationale. Un discours porté haut et fort par la France et l’Italie.

Selon le quotidien financier britannique, les gouvernements qui ne se mobilisent pas assez pour lutter contre l’immigration clandestine et les trafics aux frontières extérieures de l’UE risquent d’être sanctionnés. Exposés au premier plan, les pays d’Europe du sud devront redoubler leurs efforts à cet égard. Si le couperet tombe, les États jugés défaillants pourraient être exclus temporairement de l’espace Schengen.