La conférence de l’Ifri expose les inquiétudes de l’UE sur l’approvisionnement énergétique [FR]
La Russie et Gazprom étaient le principal sujet des débats tenus lors de la conférence annuelle de l’Institut français des relations internationales (IFRI) à Bruxelles la semaine dernière, qui portait que la politique extérieure énergétique de l’Union européenne.
La Russie et Gazprom étaient le principal sujet des débats tenus lors de la conférence annuelle de l’Institut français des relations internationales (IFRI) à Bruxelles la semaine dernière, qui portait que la politique extérieure énergétique de l’Union européenne.
Lors de son intervention durant la session de clôture de la conférence le 1er février, Javier Solana, le haut représentant de l’UE pour la politique étrangère, a admis que l’Europe avait encore un long chemin à parcourir avant d’avoir une politique extérieure énergétique crédible. D’après lui, il est évident que l’UE n’en est dépourvue pour le moment.
Selon ses propos, l’Europe a accomplis de réels progrès dans la lutte contre le changement climatique, quelques progrès dans la politique interne énergétique, mais a peu avancé en matière de la politique extérieure. Trop souvent, les messages sont contradictoires et privilégient la défense d’intérêts nationaux limités, au détriment d’intérêts européens plus vastes.
Sur la question controversée de la Russie, M. Solana a plaidé pour une approche pragmatique fondée sur la reconnaissance mutuelle de l’interdépendance. Les consommateurs ont besoin d’acheter, mais les producteurs ont besoin de vendre. Il a insisté pour rappeler que toutes les infrastructures actuelles en Russie sont dirigées vers l’Occident et non vers l’Orient.
Mais il a également défendu les inquiétudes légitimes de l’Europe concernant l’instrumentalisation politique de l’énergie par la Russie, déclarant qu’en principe, rien de retient l’Europe de répondre à la détermination russe par sa propre discipline.
M. Solana a notamment souligné que l’UE doit insister sur la réciprocité dans les investissements en aval et en amont, comme l’avait proposé la Commission dans le troisième paquet de directives sur la libéralisation énergétique en septembre l’année dernière (EURACTIV 20/09/07).
Il revient aux Européens d’éviter des négociations bilatérales fragmentées, qui n’apportent rien à personne, a déclaré M. Solana. Cela ne se fera peut-être pas en une nuit, mais il est important de commencer, a-t-il ajouté, en mettant l’accent sur davantage de discipline et la loyauté entre les Européens dans les négociations bilatérales avec des pays tiers, considérées comme une première étape.