La course aux financements pour les industries de pointe touche à sa fin

  Les scientifiques européens et les Etats membres décideront dans les six prochains mois quels secteurs de l’industrie de pointe (des robots domestiques aux nano-vêtements) recevront des financements européens à hauteur de 1 milliard d’euros. 

/ EURACTIV.fr
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Les scientifiques européens et les Etats membres décideront dans les six prochains mois quels secteurs de l’industrie de pointe (des robots domestiques aux nano-vêtements) recevront des financements européens à hauteur de 1 milliard d’euros. 

Six « technologies futures et émergentes » (FET), toutes du secteur des TIC, rivalisent pour obtenir jusqu'à 100 millions d'euros chaque année pendant dix ans.

 

Des fonctionnaires européens ont confié à EURACTIV qu'il était très probable que seuls deux projets pilotes remportent le pactole.

 

La sélection sera très rigoureuse, dans la mesure où les gagnants seront censés représenter un espoir pour l'avenir industriel de l'Europe.

 

Les six programmes concernés viennent tout juste de terminer une période pilote d'un an et élaborent actuellement des propositions dans le but de se voir attribuer le statut tant convoité d'initiative phare sur les FET. La compétition est féroce et chaque consortium est soutenu par plusieurs départements de recherche universitaire et par le secteur privé.

 

Robots et nano-vêtements

 

Il s'agit par exemple de réduire des circuits intégrés à l'échelle nanométrique grâce à du graphène, dans le but de créer une simulation de l'activité du cerveau humain et de mettre au point une cartographie cérébrale avancée reprenant des données biologiques pour les services de santé.

 

D'autres programmes prévoient la production à grande échelle de robots domestiques qui imiteraient les schémas de pensée basiques des animaux ou de nanomatériaux voués à enregistrer les fluctuations minimes du comportement du corps humain.

 

D'autres tentent de mettre au point un super-ordinateur qui permettrait aux chercheurs en sciences sociales d'appliquer des équations mathématiques aux innombrables données qui ont suivi la révolution des TIC et la mondialisation.

 

Un fonctionnaire impliqué dans la procédure de sélection a expliqué à EURACTIV qu'aucun programme n'était favori pour l'instant. « Ils gardent tous le meilleur pour leurs propositions finales », a-t-il affirmé.

 

Les Etats membres auront le dernier mot

 

Les projets pilotes devront passer par une procédure complexe au cours des six prochains mois. Ils seront d'abord examinés par un conseil scientifique indépendant de la Commission européenne.

 

La décision finale sera prise par les représentants des Etats membres qui devront donner leur feu vert aux programmes gagnants.

 

Ces 100 millions d'euros proviendront de la Commission et des pays de l'UE avec des contributions des institutions, des agences de financement nationales et régionales et de l'industrie.

 

Les idées choisies seront sans doute celles qui seront largement soutenues par le secteur privé, qui couvriront plusieurs Etats membres et seront à même de stimuler la croissance.