La croissance 2010 meilleure que prévu, indique Trichet
En visite à Paris, le président de la Banque centrale européenne s’est montré confiant sur la reprise économique de l’UE.
En visite à Paris, le président de la Banque centrale européenne s’est montré confiant sur la reprise économique de l’UE.
Lors d’une conférence, vendredi 3 décembre, le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, s’est montré optimiste sur la croissance. « 2010 serait un peu meilleur que ce que nous prévoyions auparavant », a-t-il expliqué. La BCE a revu sa prévision en légère hausse, à 1,7% contre 1,6% jusqu’à présent.
« Pour nous, la reprise s’est manifestée au 3ème trimestre 2009. Depuis, nous avons constaté que nous revenions à des niveaux de croissance positifs. Je le vois trimestre après trimestre, nos prévisions mais aussi celles du FMI ou de l’OCDE ont tendance à être meilleures. Nous avons des surprises positives constamment, plus ou moins importantes ».
Cependant, M. Trichet reste prudent. « Je ne dis pas du tout qu’il faut être complaisant. Les choses sont très difficiles et il faut tout faire pour que la croissance soit consolidée, qu’elle soit durable et créatrice d’emploi », a-t-il précisé. Pour lui, la stabilité des prix, qui est la mission de la BCE, est une « condition nécessaire à une croissance soutenable à moyen et long termes ».
« Tous les pays européens peuvent pourraient et devraient avoir une croissance de moyen long termes supérieure à celle qu’ils ont actuellement en construisant les reformes appropriées pour permettre à leurs économies d’être plus flexibles », a-t-il ajouté.
Inégalités dans la zone
Le président a cependant précisé que la situation était différente selon les pays de la zone euro. « Certains sont en ajustement et d’autres, beaucoup d’autres d’ailleurs, ont une économie qui connait une période plutôt satisfaisante, bonne voire très bonne », a souligné M. Trichet. «Quand on gère une économie gigantesque, il y a un rebalancing (rééquilibrage, ndlr) qui s’observe entre les uns et les autres ».
Il a souligné qu’il était « ravi » qu’un certain nombre de pays qui étaient en croissance « très ralentie » depuis quelques années aient maintenant « une croissance beaucoup plus dynamique en dépit de la crise ».