La dette grecque, un puits sans fond ?
Un rapport remis par des analystes fait planer de sérieux doutes sur la capacité de la Grèce à redresser ses finances publiques. La dette y est décrite comme "hors de contrôle".
Un rapport remis par des analystes fait planer de sérieux doutes sur la capacité de la Grèce à redresser ses finances publiques. La dette y est décrite comme « hors de contrôle ».
Chaque jour apporte son lot de mauvaises nouvelles pour la Grèce ou pour ses créanciers. Le 31 août, des experts mandatés l’an dernier par le Ministère des Finances grec et siégeant au sein d’une commission de contrôle du budget ont remis des conclusions alarmantes. « La dynamique du ratio dette/PIB reste hors de contrôle », estiment-ils. « Malgré le gigantesque effort d’ajustement budgétaire, aucun excédent primaire n’a été dégagé et, au contraire, le déficit primaire s’est creusé. »
Sixième tranche d’aide
La Grèce connaît depuis le début de l’année une récession de 5,5%, ce qui freine sa capacité à redresser ses finances publiques. Son déficit, censé passer sous la barre des 9% du PIB en 2010, caracole toujours aux alentours de 10% du PIB. Sa dette atteint 350 milliards d’euros, contre 300 milliards l’an dernier.
Ces sombres perspectives interviennent alors que des représentants de l’Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI) effectuent une mission d’inspection en Grèce. Leurs conclusions seront déterminantes pour l’octroi de la sixième tranche, environ 8 milliards d’euros, sur un plan d’aide total de 110 milliards adopté en 2010.
90% du volume
En parallèle, l’échange de titres auquel les créanciers privés sont appelés à participer pour donner à Athènes de meilleurs conditions d’emprunts, reste confronté à une forte incertitude. L’objectif visant à échanger 90% du volume des obligations n’est pas garanti et les revendications unilatérales d’États comme la Finlande pèsent un peu plus sur l’efficacité des mesures adoptées en juillet.