La Finlande veut promouvoir la transparence et la légitimité de l'UE [FR]

Souhaitant 'regagner le coeur des citoyens', la Présidence finlandaise ne compte pas simplement gérer les affaires courantes. Le problème entre la Turquie et Chypre pourrait déclencher une crise.

vanhanen.jpg
vanhanen.jpg

Souhaitant ‘regagner le coeur des citoyens’, la Présidence finlandaise ne compte pas simplement gérer les affaires courantes. Le problème entre la Turquie et Chypre pourrait déclencher une crise.

Le Premier ministre finlandais, Matti Vanhanen, a déclaré que la Présidence voulait promouvoir « une plus grande acceptation de l’Europe aux yeux des citoyens européens, en s’acquittant avec efficacité des autres tâches qui incombent à l’Union ». Concrètement, la Finlande a l’intention d’accroître la transparence de l’UE en rendant publiques les séances du Conseil, qui seront retransmises par Internet.

La Présidence a identifié quatre domaines clés:

  • L’avenir de l’UE, le Traité constitutionnel et l’élargissement

L’ambition officielle est de mettre fin aux « délibérations passives portant sur le projet de Constitution » et de commencer « des débats actifs » sur l’avenir du traité avec les Etats membres et les institutions européennes. Cependant rien ne devrait se passer avant la Présidence allemande et les élections françaises en 2007.

L’élargissement sera au coeur du débat lors du Conseil de décembre 2006, qui doit statuer sur les dates d’adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie et les négociations en cours avec la Turquie et la Croatie.

L’Union et la Turquie ont conclu un accord d’union douanière en 1995, cet accord ayant été étendu aux dix nouveaux Etats membres, y compris Chypre, par le protocole d’Ankara de juillet 2004. Cependant Ankara doit toujours ratifier le protocole et continue de bloquer l’accès à son territoire aux bateaux et avions chypriotes. Cette question pourrait s’avérer explosive pour l’UE et les négociateurs à Helsinki car Ankara a radicalisé sa position à ce sujet.

  • Compétitivité

La Finlande souhaite mettre l’accent sur les initiatives qui encouragent l’innovation, et ce en partie grâce à l’adoption d’une feuille de route sur la politique d’innovation européenne, qui aura pour but d’améliorer la coordination. Les Finlandais devront également trouver un accord final sur la directive Services.

  • Relations extérieures

La Finlande souhaite la « consolidation du rôle international de l’Union européenne et le renforcement des actions cohérentes ». Helsinki souhaite également se pencher sur le lien entre les relations extérieures et l’achèvement des objectifs communs de politique énergétique. Un accent particulier sera mis sur les relations avec la Russie et la dimension septentrionale. La situation tendue au Moyen-Orient entre Israël et Palestine occupera également les Finlandais.  

  • Justice et affaires intérieures

La Finlande, qui était à la tête de l’UE lors de l’adoption du premier paquet Justice et affaires intérieures à Tampere en 1999, souhaite réfléchir aux moyens de renforcer le processus décisionnel concernant le droit pénal et la coopération policière. L’UE doit « répondre aux attentes des citoyens en matière d’actions menées par l’Union en vue de la prévention de la criminalité internationale, du commerce d’êtres humains et du terrorisme ».