La France augmente exceptionnellement sa contribution annuelle à la Cour pénale internationale
Après le massacre de Boutcha, la France a annoncé l’augmentation de sa contribution annuelle à la Cour pénale internationale et la mobilisation de moyens techniques et humains pour aider les enquêteurs en Ukraine.
Après le massacre de Boutcha, la France a annoncé l’augmentation de sa contribution annuelle à la Cour pénale internationale et la mobilisation de moyens techniques et humains pour aider les enquêteurs en Ukraine.
À l’issue du Conseil des ministres mercredi (6 avril), le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a confirmé l’augmentation de la contribution française à la Cour pénale internationale et l’anticipation du versement de cette somme, « pour l’enquête sur les massacres à Boutcha ». Aux 13 millions d’euros de la contribution annuelle de la France, s’ajoute une enveloppe supplémentaire exceptionnelle de 490 000 euros, a précisé l’Élysée.
En plus des moyens financiers supplémentaires, « deux magistrats et dix gendarmes » sont mis à disposition de la Cour pénale internationale pour « soutenir la justice internationale » et « faire en sorte que la Russie rende des comptes », a ajouté l’Élysée.
M. Attal a aussi annoncé que le gouvernement propose « l’envoi sur place [à Boutcha] d’une équipe technique pour contribuer au travail d’enquête et de documentation des violences perpétrées contre les civils ».
L’ensemble de ces éléments ont été partagés par le président français Emmanuel Macron avec le président Volodymyr Zelensky lors d’un appel téléphonique mardi (5 avril).
Gabriel Attal a insisté sur le fait que la France n’a « pas de tabou en termes de sanctions » contre le régime russe, et que le gouvernement est prêt à « des mesures drastiques sur les importations de charbon et de pétrole russes ». Le gaz russe est donc, à ce stade, exclu des potentielles mesures à venir du point de vue de la France.