La France veut des sanctions de l’UE contre le président syrien
En l’absence d’accord au niveau international, Paris souhaite une décision des Vingt-sept face à la violente répression de la contestation populaire en Syrie.
En l’absence d’accord au niveau international, Paris souhaite une décision des Vingt-sept face à la violente répression de la contestation populaire en Syrie.
La France souhaite que l’Union européenne impose des sanctions au président syrien Bachar al Assad, a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, mardi 3 mai.
« Nous essayons d’agir par le biais de l’Union européenne », a-t-il expliqué. « Nous préparons avec nos partenaires un texte pour mettre en place, au minimum, un certain nombre de sanctions, notamment pour les personnes qui méritent d’être sanctionnées. »
Bachar al Assad doit-il figurer parmi ces personnes? « La France le souhaite », a déclaré le ministre.
La semaine dernière, une initiative européenne en faveur d’une condamnation de la répression des manifestations antigouvernementales en Syrie a échoué au Conseil de sécurité de l’ONU, en raison de l’hostilité de la Russie, de la Chine et du Liban.
A Paris, à l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse, une trentaine de personnes ont manifesté, devant l’ambassade de Syrie. « C’est le total black-out en Syrie. Impossible de savoir ce qui se passe, les journalistes ne peuvent pas travailler », a déploré le secrétaire général de Reporters sans frontières, Jean-François Julliard.