La France veut qu'Herman Van Rompuy dirige la zone euro
La France mène un groupe d'Etats membres qui souhaitent que le président du Conseil, Herman Van Rompuy, se voit attribuer de nouveaux pouvoirs et dirige la zone euro au même niveau que les chefs d'Etat et de gouvernement, selon le quotidien français Le Monde.
La France mène un groupe d'Etats membres qui souhaitent que le président du Conseil, Herman Van Rompuy, se voit attribuer de nouveaux pouvoirs et dirige la zone euro au même niveau que les chefs d'Etat et de gouvernement, selon le quotidien français Le Monde.
Le quotidien a affirmé que la France avait l'intention de faire une proposition officielle à l'Allemagne d'ici la fin du mois d'août et qu'une décision européenne pourrait octroyer de nouveaux pouvoirs à M. Van Rompuy à l'automne. La chancelière allemande, Angela Merkel, devrait approuver cette nomination.
M. Van Rompuy a déjà joué ce rôle dans la pratique, comme lorsqu'il a présidé le sommet extraordinaire de la zone euro le 21 juillet qui a donné lieu à l'adoption d'un second plan de sauvetage pour la Grèce. La France souhaiterait donc que l'ancien premier ministre belge continue de jouer ce rôle, mais avec un mandat clair et un soutien institutionnel. La zone euro n'a jamais eu de président au niveau des chefs d'Etat et de gouvernement. Contrairement à l'Eurogroupe, où se retrouvent une fois par mois les ministres de l'économie et des finances de la zone euro sous la présidence du premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, le conseil des chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro est une structure qui n'est pas reconnue par les traités de l'UE. Selon un expert, la nomination de M. Van Rompuy devrait palier un « énorme défaut de communication ». « On voit les limites de la répartition actuelle des rôles », ajoute-t-il. Si M. Van Rompuy venait à assumer ce rôle, il prendrait sans aucun doute la prééminence sur M. Juncker qui dirige l'Eurogroupe depuis 2005. Le mandat de M. Juncker se terminera en janvier 2012 et selon Le Monde, son autorité est de plus en plus contestée par les dirigeants de l'Union. L'un des avantages inhérents au fait que M. Van Rompuy occupe à la fois le poste de président du Conseil et celui de dirigeant de la zone euro au même niveau que les chefs d'Etat et de gouvernement est qu'il pourrait naturellement faire le lien entre l'Europe des Vingt-Sept et les dix-sept membres de la zone euro, explique le quotidien français. M. Van Rompuy ne serait quant à lui pas opposé à cette idée.