La Grèce espère un accord rapide avec la troïka
Une nouvelle conférence téléphonique entre Athènes, l’UE, le FMI et la BCE, doit avoir lieu mardi 20 septembre.
Une nouvelle conférence téléphonique entre Athènes, l’UE, le FMI et la BCE, doit avoir lieu mardi 20 septembre.
La Grèce espère conclure mardi 20 septembre un accord avec ses bailleurs de fonds internationaux (UE, FMI et BCE), de façon à pouvoir percevoir une nouvelle tranche d’aide de huit milliards d’euros prévue pour octobre, a indiqué lundi 19 septembre à Reuters un haut fonctionnaire grec au Finances.
« Le climat était meilleur que prévu », a dit le responsable, faisant référence à une téléconférence qui a eu lieu lundi entre le ministre des Finances Evangelos Venizelos et la « troïka » (Union européenne, Fonds monétaire international, Banque centrale européenne).
Le ministère des Finances avait déclaré auparavant que cette discussion avait été « productive et substantielle » et qu’elle se renouvellerait mardi soir.
« Nous sommes proches d’un accord et nous espérons conclure demain. Le gouvernement fera une annonce fort probablement mercredi, à l’issue du conseil des ministres », a ajouté le responsable.
Sans cette nouvelle tranche d’aide, attachée au premier plan de renflouement international dont la Grèce a bénéficié l’an passé, le gouvernement grec a fait savoir qu’il se retrouverait à court de ressources à la mi-octobre.
Pour éviter cette situation, la Grèce doit alléger son secteur public et améliorer son système de collecte de l’impôt, estiment ses bailleurs de fonds internationaux.
Réformes
« La balle est dans le camp grec, la clef réside dans la mise en œuvre des réformes », a dit Bob Traa, le représentant du FMI pour la Grèce, lors d’une conférence.
Ces réformes sont exigées pour qu’Athènes puisse percevoir une nouvelle tranche d’aide de huit milliards d’euros dans le cadre de son premier plan de renflouement.
Selon ce dernier, la Grèce doit supprimer des postes dans la fonction publique, réduire les traitements et les retraites des fonctionnaires et améliorer son système de collecte de l’impôt plutôt que créer de nouvelles taxes.
Bob Traa s’est inquiété du manque de soutien du grand public pour le programme d’austérité FMI/UE, tout en disant que les autres pays de la zone euro étaient aux côtés d’Athènes sous réserve que le gouvernement montrait qu’il agissait pour maîtriser ses déficits.