La Hongrie se retire de la Cour pénale internationale

Ce retrait fera de la Hongrie le seul pays de l'UE qui ne soit pas membre du tribunal.

EURACTIV.com
Hungarian Prime Minister Viktor Orban Hosts Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu, Despite ICC Warrant Out For His Arrest
Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán (à gauche) reçoit le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu le 3 avril 2025 à Budapest, en Hongrie. (Photo de Janos Kummer/Getty Images) [Janos Kummer/Getty Images]

La Hongrie a annoncé se retirer de la Cour pénale internationale (CPI), peu après l’arrivée du Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou à Budapest pour une visite, alors qu’il est visé par un mandat d’arrêt.

Ce retrait fera de la Hongrie le seul pays de l’Union européenne à ne pas être membre du tribunal, créé en 2002 pour juger les crimes internationaux et les crimes contre l’humanité.

La décision a été annoncée par le ministre du cabinet du Premier ministre hongrois, Gergely Gulyás. Un porte-parole du gouvernement hongrois a déclaré que « le processus de retrait commencera jeudi, conformément aux obligations constitutionnelles et juridiques internationales de la Hongrie », date à laquelle Benyamin Nétanyahou est arrivé à Budapest jeudi matin pour une visite d’État en Hongrie.

La CPI avait émis un mandat d’arrêt contre le premier ministre israélien en novembre pour des crimes de guerre présumés dans le cadre du conflit entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza, ainsi que des mandats d’arrêt contre l’ancien ministre israélien de la Défense Yoav Gallant et un haut commandant du Hamas.

Les 125 pays membres de la CPI – une liste qui comprend actuellement les 27 pays de l’UE, mais ni Israël ni les États-Unis – sont tenus par traité d’arrêter Benyamin Nétanyahou lorsqu’il entre sur leur territoire.

Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a fermement condamné le mandat d’arrêt et invité son homologue israélien en Hongrie, affirmant que le mandat n’avait « aucun effet » dans son pays.

Viktor Orbán apporte un soutient sans réserve l’approche brutale adoptée par le gouvernement de Benyamin Nétanyahou dans la guerre de Gaza, qui a commencé avec l’attaque sans précédent du 7 octobre 2008 menée par le Hamas sur le territoire israélien. Une grande partie de Gaza a été détruite par les bombardements israéliens et les offensives militaires terrestres au cours de l’année et demie qui a suivi. Le conflit s’est également étendu au sud du Liban et à certaines parties de la Syrie.

La Hongrie a bloqué à plusieurs reprises les résolutions de l’UE appelant à un cessez-le-feu à Gaza et exhortant Israël à prendre davantage en considération la population civile palestinienne. Benyamin Nétanyahou a en retour salué la « clarté morale » de la Hongrie.

[BTS]