La Lettonie deviendra le 18e membre de la zone euro en 2014
La Commission européenne donnera mercredi le feu vert à la Lettonie pour qu’elle devienne le 18e membre de la zone euro au début de l’année prochaine, ont déclaré des représentants de l’Union européenne lundi (3 juin).
La Commission européenne donnera mercredi le feu vert à la Lettonie pour qu’elle devienne le 18e membre de la zone euro au début de l’année prochaine, ont déclaré des représentants de l’Union européenne lundi (3 juin).
L'exécutif européen indiquera dans un rapport que le petit État balte répond à tous les critères pour l'adhésion à la monnaie unique, dont une inflation et des taux d'intérêt à long terme peu élevés, un taux de change stable ainsi qu'une dette publique et un déficit faibles.
La Lettonie, soumise à l'un des programmes d'austérité les plus stricts d'Europe après la crise de 2008-2009, a perdu 20 % de son PBI, mais remplit toutes les exigences, selon la Commission.
« La décision sur la Lettonie est positive », a déclaré un responsable de l’UE.
Les décideurs politiques espèrent que l'adhésion de la Lettonie enverra un signal fort de confiance aux investisseurs en dépit des trois ans de crise de la dette souveraine et montrera que la zone euro est sur la voie de la croissance et non de la désintégration.
La Banque centrale européenne publiera également son avis sur l'adhésion du pays balte, mais la Commission est la seule institution autorisée à émettre une recommandation juridique.
Les dirigeants des États membres de l’UE, lors d’un sommet à la fin du mois de juin, et le Parlement européen devront approuver l'adhésion de la Lettonie avant que les ministres européens des finances ne l’officialisent en juillet.
Le voisin balte de la Lettonie, la Lituanie, deviendra probablement le prochain membre de la zone euro en 2015, a déclaré un haut responsable politique de la zone euro au mois de mai. Le troisième État balte, l'Estonie, a adopté la monnaie unique en 2011.
La Lettonie a réduit l'an dernier son déficit budgétaire à 1,2 % de son PIB, sous le plafond de 3 % imposé par l'UE, en vue d'adopter la monnaie unique.
Riga a maintenu sa dette publique à 41 % de son PIB, également en dessous du maximum européen, fixé à 60%. Sa monnaie s'est stabilisée sur la valeur de l'euro depuis son adhésion à l'UE en 2004.
La Lettonie a subi une dévaluation interne douloureuse, coupé dans les salaires du secteur public, réduit les dépenses et augmenté les impôts afin de maintenir la parité fixe avec l'euro pendant la crise.
Le pays reste l'un des plus pauvres de l'UE, avec la Bulgarie et la Roumanie, mais a enregistré le plus fort taux de croissance de la région au dernier trimestre de 2012, à 5,1 % en rythme annuel et à 1,3 % par rapport aux trois mois précédents.
Des représentants lettons sont enclins à rejoindre l'euro, perçu comme moins risqué que le lat à long terme, car bon nombre de prêts hypothécaires sont dénommés dans la monnaie unique.
La Lettonie veut également renforcer ses liens avec l'Europe occidentale et moins dépendre de la Russie.