La Nouvelle-Calédonie dit une nouvelle fois « non » à l'indépendance

« Ce soir, la France est plus belle, car la Nouvelle-Calédonie a décidé d'y rester », a déclaré Emmanuel Macron après les résultats du nouveau référendum sur l'indépendance du territoire où le « non » l'a largement remporté.

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La guerre en Ukraine et son impact sur l'économie ont également infiltré le discours politique, certains partis affirmant que la hausse des prix ne doit pas être attribuée à Vladimir Poutine mais aux sanctions de l'UE à l'encontre de la Russie et aux armes envoyées en Ukraine. [Shutterstocks]

« Ce soir, la France est plus belle, car la Nouvelle-Calédonie a décidé d’y rester », a déclaré Emmanuel Macron après les résultats du nouveau référendum sur l’indépendance du territoire où le « non » l’a largement remporté.

Les habitants de Nouvelle-Calédonie ont voté contre l’indépendance de l’archipel, à 2 000 kilomètres des côtes australiennes, à 96,49 %.

Il s’agit de la troisième victoire des partisans de la Nouvelle-Calédonie française, après un premier déplacement aux urnes en novembre 2018 (56,7 % pour le « non ») puis en d’octobre 2020 (53,3 % pour le « non »), comme le prévoyait l’accord de Nouméa signé en 1988 afin d’apaiser les tensions locales.

« La Nouvelle-Calédonie restera donc française », s’est félicité le chef de l’État. Paris était particulièrement soucieux de conserver l’archipel, dernière présence de l’Union européenne dans le Pacifique et abritant près de 10 % des réserves mondiales de nickel, minerai utilisé pour fabriquer de l’acier inoxydable, des batteries et des téléphones portables.

« Ce choix est une fierté et une reconnaissance », a déclaré le président de la République, appelant l’État et les institutions locales à davantage travailler ensemble face à un « corps électoral […] profondément divisé »

Les tensions étaient vives ces dernières semaines après les appels à repousser le scrutin de la part des indépendantistes, pourtant à l’origine de ce référendum, avançant qu’il était impossible de mener une campagne « équitable » avec le contexte épidémique. Le taux de participation définitif s’établit à 43,90 %.

« Pour nous, ce n’est pas le troisième référendum. Nous considérons qu’en termes de légitimité juridique et politique, il n’y a que deux référendums, 2018 et 2020. Celui-là, c’est le référendum de l’État français et de ses soutiens en Nouvelle-Calédonie, pas le nôtre », a estimé Roch Wamytan, président indépendantiste du Congrès de la Nouvelle-Calédonie sur franceinfo.