La nouvelle hausse des taux d'intérêt de la BCE suscite les critiques [FR]
La Banque centrale européenne a relevé ses taux d'intérêt pour la sixième fois cette année. La CES, la confédération européenne des syndicats, et la candidate à la présidentielle française Segolène Royal, ont critiqué cette décision.
La Banque centrale européenne a relevé ses taux d’intérêt pour la sixième fois cette année. La CES, la confédération européenne des syndicats, et la candidate à la présidentielle française Segolène Royal, ont critiqué cette décision.
Le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, a annoncé le 7 décembre un relèvement des taux d’intérêt de 3,5%, sans donner d’indication au marché sur les futures décisions de l’institution. La valeur de l’euro ayant fortement augmenté par rapport à celle du dollar ces dernières semaines, certains craignent que de nouvelles hausses nuisent à la relance de l’économie européenne.
Dans un discours à l’occasion du congrès du Parti socialiste européen à Porto (Portugal) les 7 et 8 décembre, la candidate à la présidentielle française Ségolène Royal a critiqué la décision de la BCE : « Ce n’est plus à M. Trichet de décider de l’avenir de nos économies, il s’agit de la responsabilité des dirigeants élus démocratiquement. »
La Confédération européenne des syndicats (CES) a conseillé pour sa part à la BCE, dans un communiqué de presse publié après l’annonce de la hausse, de ne pas « tuer la compétitivité européenne ». « L’augmentation des taux d’intérêt entraîne une hausse du taux d’échange de l’euro. Par conséquent, les efforts considérables déployés par les travailleurs européens afin de modérer les salaires et d’améliorer la compétitivité sont réduits à néant. »
Christoph Leitl, président de l’Union des PME, a soutenu cet avertissement, déclarant : « La sixième hausse du principal taux directeur de la BCE est contre-productif et pèse de façon conséquente sur l’économie européenne et le marché de l’emploi. Les cinq dernières hausses étaient largement suffisantes. »