La presse allemande soulagée du compromis européen sur Chypre
L’accord trouvé par l’Eurogroupe, dans la nuit du dimanche au lundi 25 mars, cible les prélèvements bancaires sur les épargnants les plus riches. La presse allemande salue "la fin de la guerre des nerfs".
L’accord trouvé par l’Eurogroupe, dans la nuit du dimanche au lundi 25 mars, cible les prélèvements bancaires sur les épargnants les plus riches. La presse allemande salue « la fin de la guerre des nerfs ».
La presse allemande accueille avec soulagement le nouveau plan de sauvetage financier de Chypre, conclu par l’Eurogroupe dans la nuit du 24 au 25 mars 2013, après le rejet, par le Parlement chypriote, de la première version de l’accord. Arraché à la dernière minute, il sauve l’île de la faillite et du « chaos », comme le souligne Die Zeit Online.
Le Süddeutsche Zeitung revient sur « un sauvetage sans ponction», qui ne concerne que les dépôts bancaires de plus de 100 000 euros et met un terme à une « guerre des nerfs » d’une semaine. Le Frankfurter Allgemeine Zeitung titre quant à lui sur les « lourdes pertes pour les gros clients », à hauteur de 30% de leurs avoirs « ou un peu moins », rapporte le quotidien allemand.
Ruth Berschens, du Handelsblatt, estime l’accord « plus intelligent et plus juste ». Pour la correspondante du quotidien économique à Bruxelles, l’UE a fait d’une pierre « trois coups », puisque Chypre se maintient dans la zone euro, et que le plan ne touche ni les petits épargnants chypriotes ni les contribuables européens. L’UE apprend de ses erreurs passées en ne reproduisant pas le scénario irlandais et espagnol, où c’est l’Etat qui a pris en charge la faillite du secteur privé, ajoute-t-elle.
Die Welt Online se réjouit également de cette évolution. Il s’agit d’une « expérimentation de taille », souligne Sebastian Jost. Cet accord pourrait indiquer la marche à suivre pour traiter les prochaines crises bancaires, même s’il comporte de « nombreux risques ». Le risque de contagion aux banques « saines » n’est pas endigué, et les dommages sur l’économie chypriote sont « importants », souligne par ailleurs Die Welt.