La question israélo-palestinienne divise les socialistes européens
Le Parti socialiste européen n’est pas parvenu à adopter une position commune sur les évènements en Israël et en Palestine lors de son congrès qui s’est tenu à Malaga les 10 et 11 novembre, a indiqué une source du parti à Euractiv.
Le Parti socialiste européen (PSE) n’est pas parvenu à adopter une position commune sur les évènements en Israël et en Palestine lors de son congrès qui s’est tenu à Malaga, en Espagne, vendredi et samedi dernier (10-11 novembre), a indiqué une source du parti à Euractiv.
Le projet de résolution, approuvé vendredi et consulté par Euractiv, ne contient aucune partie consacrée à la situation dans la région.
Un autre document a été discuté par la présidence du PSE à ce sujet, mais de fortes divisions ont persisté parmi les leaders socialistes, ce qui a eu pour conséquence de bloquer le processus de rédaction du texte.
La guerre entre Israël et le Hamas a commencé le 7 octobre avec une incursion du groupe palestinien dans les territoires israéliens proches de la bande de Gaza, causant la mort de 1 400 personnes et faisant des otages, dont certains sont encore retenus aujourd’hui.
Depuis lors, Israël a lancé une opération militaire en représailles sur la bande de Gaza, et les frappes israéliennes ont tué plus de 10 000 personnes, dont une grande majorité de civils, selon le ministère de la Santé de Gaza. Plus de 1,5 million de Palestiniens ont été déplacés au cours des quatre dernières semaines.
La crise a divisé les forces politiques, de nombreux responsables politiques — dont la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen — ayant été critiqués pour leur prise de position.
Au sein du PSE, les divisions les plus marquées restent celles entre les socialistes espagnols, irlandais et allemands, a expliqué la source à Euractiv.
La délégation espagnole a demandé d’inclure dans le document le fait que toutes les parties impliquées dans le conflit doivent respecter le droit international, tandis que les socialistes irlandais sont allés plus loin en demandant un cessez-le-feu.
Ces positions n’ont toutefois pas été bien accueillies par les socialistes allemands qui, selon la source, ne voulaient pas que la déclaration fasse référence à une violation du droit international par Israël.
Vendredi soir, les dirigeants socialistes de l’UE, notamment des Premiers ministres et ministres, se sont réunis pour un dîner prévu de longue date, au cours duquel la question a été abordée, bien qu’elle ne se trouvait pas à l’ordre du jour initialement.
Parmi les chefs d’État ayant participé à cette réunion on retrouve le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, le chancelier allemand Olaf Scholz, la Première ministre danoise Mette Frederiksen, le Premier ministre roumain Marcel Ciolacu, ainsi que des « commissaires européens, dirigeants de partis et représentants de haut niveau de la famille du PSE », peut-on lire dans un communiqué de presse du PSE envoyé à Euractiv.
Parmi les commissaires participant au congrès figurent Paolo Gentiloni, Maroš Šefčovič, et Nicolas Schmit.
[Édité par Anne-Sophie Gayet]