La question ukrainienne au coeur du sommet UE-Russie
Le président russe Vladimir Poutine doit rencontrer les dirigeants européens ce jeudi 25 novembre à La Haye, à l'occasion d'un sommet qui devrait être assombri par les tensions entre Moscou et les capitales européennes au sujet de l'élection présidentielle ukrainienne. Les talents de conciliateur du chancelier Schröder seront largement sollicités à cette occasion.
Le président russe Vladimir Poutine doit rencontrer
les dirigeants européens ce jeudi 25 novembre à La
Haye, à l’occasion d’un sommet qui devrait
être assombri par les tensions entre Moscou et les
capitales européennes au sujet de l’élection
présidentielle ukrainienne. Les talents de conciliateur
du chancelier Schröder seront largement sollicités
à cette occasion.
L’influence de l’UE sur ses voisins
immédiats sera mise à l’épreuve ce
jeudi 25 novembre à La Haye, lors d’une
rencontre entre Vladimir Poutine et les dirigeants
européens. Les sujets figurant à l’ordre du
jour officiel des discussions (notamment la
coopération russo-européenne en
matière d’économie, de lutte contre le
terrorisme et de justice) seront très
certainement éclipsés par la crise en
Ukraine.
L’annonce officielle de la victoire
du premier ministre pro-russe Viktor
Ianoukovitch par la commission électorale
ukrainienne a fait monter la tension d’un cran à
Kiev, où le chef de file de
l’opposition, Viktor Iouchtchenko, a lancé
un appel à la grève
générale.
Le sommet UE-Russie permettra de mesurer le degré
d’influence du chancelier allemand Gerhard
Schröder sur le pouvoir russe. M. Schröder
s’est entretenu par téléphone avec le
président Poutine, ainsi qu’avec
le dirigeant polonais
Aleksander Kwasniewski, lors de la
journée du 24 novembre. Le chancelier
allemand et le président russe seraient convenus de
la nécessité de trouver une issue
pacifique au conflit, notamment dans le respect
du cadre légal.
Gerhard Schröder a par ailleurs déclaré
devant le parlement allemand qu’il approuvait les
conclusions de l’OSCE faisant état
d’une « fraude électorale massive »
lors du scrutin.
Le secrétaire d’Etat
américain Colin Powell a indiqué
que Washington n’acceptait pas le résultat
du scrutin présidentiel ukrainien.