La renégociation du plan d’aide à la Grèce se précise

La France réfléchit à une augmentation du Fonds européen de stabilité pendant que l’Allemagne planche sur un plan plus sophistiqué.

EURACTIV.fr
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La France réfléchit à une augmentation du Fonds européen de stabilité pendant que l’Allemagne planche sur un plan plus sophistiqué.

Un second deuxième plan pour la Grèce ? L’idée est désormais assumée par la France. « Nous allons faire des propositions pour amplifier cette lutte contre les attaques spéculatives », a déclaré François Fillon à l’Assemblée nationale le 27 septembre.

Le même jour, la chancelière allemande Angela Merkel a ouvert la porte à de nouvelles discussions sur le plan de 109 milliards d’euros adopté en juillet : « Il nous faut attendre de voir les conclusions de la troïka (…) et ce qu’elle nous dira, si nous aurons ou non à renégocier. »

Mais il serait précipité de croire que Paris et Berlin sont sur la même ligne. La France, de son côté, songerait à muscler le Fonds européen de stabilité financière, abondé à hauteur de 440 milliards d’euros par les États. En tenant compte de la participation du FMI et de l’UE, la somme pourrait s’élever à 750 milliards d’euros. Une trousse de secours jugée insuffisante si la contagion gagne d’autres pays comme l’Espagne et l’Italie, dont le cumul des dettes avoisine 2500 milliards d’euros.

Déjà réticente à élargir le mandat du FESF pour lui permettre le rachat de dette souveraine sur la marché secondaire, l’Allemagne se refuse à toute augmentation de sa dotation. « Je ne comprends pas comment quiconque à la Commission peut avoir une idée aussi stupide. (…) Les États membres mettraient en danger leur notation AAA », a asséné mardi Wolfgang Schäuble, ministre des Finances allemand.

Et pour cause, Berlin planche sur un tout autre scénario. Annoncé par la Tribune, le plan baptisé Eureca reposerait sur la création d’une structure ad hoc qui regrouperait des actifs grecs afin de les privatiser. Les sommes dégagées s’élèveraient à 125 milliards d’euros, permettant ainsi à Athènes de racheter sa dette auprès de la BCE et du FESF.