La Roumanie et d’autres États membres militent pour une plus grande flexibilité du plan de relance
La Roumanie travaille avec d’autres États membres de l’Union européenne afin de négocier des règles plus flexibles pour la mise en œuvre du Plan national de relance et de résilience, afin d’assurer l’absorption réussie des fonds et la mise en œuvre harmonieuse des projets.
La Roumanie travaille avec d’autres États membres de l’Union européenne (UE), tels que la France, l’Espagne et l’Italie, afin de négocier des règles plus flexibles pour la mise en œuvre du Plan national de relance et de résilience (PNRR). Selon Adrian Câciu, le ministre roumain chargé des investissements et des projets européens, cette révision permettrait d’assurer une meilleure absorption des fonds.
L’absorption du Plan national de relance et de résilience à travers l’Europe n’est « qu’à environ 30 % à mi-parcours, ce qui est un signe d’alerte alors qu’il ne reste qu’un an et demi », a déclaré Adrian Câciu lors d’une conférence à Bucarest mardi 24 septembre.
D’après lui, les fonds de cohésion, d’une valeur de 46 milliards d’euros, dont le cofinancement, sont plus importants. « Ces fonds réduisent les disparités régionales et favorisent le développement national, tandis que les fonds PNRR sont plus ciblés, répondent aux besoins spécifiques des pays, comme les infrastructures scolaires », a-t-il détaillé.
La Roumanie s’est vu allouer 28,5 milliards d’euros au titre du PNNR, dont 14,9 milliards d’euros sous forme de prêts et 13,6 milliards d’euros sous forme de subventions. Bucarest a achevé 38 des 55 réformes requises.
La Roumanie s’attend à un décaissement partiel des fonds à la suite de la troisième demande de décaissement soumise par le ministère des Investissements et des Projets européens en décembre 2023, avec un financement net d’environ 2,7 milliards d’euros.
Les réductions potentielles sont dues aux préoccupations de la Commission européenne concernant le régime des microentreprises et la réforme des entreprises publiques.
Interrogé sur la réussite du PNRR jusqu’à présent, le ministre roumain a répondu que « le mécanisme de relance et de résilience ne sera pas une réussite au niveau européen s’il reste trop rigide ». Lorsque le PNRR a été rédigé, son impact sur l’économie roumaine « n’a pas été pris en compte », a-t-il conclu.