La Russie et l'UE progressent lentement sur les questions énergétiques [FR]
Le Sommet européen de Lahti, en Finlande, n'a pas permis de grandes avancées dans le domaine de l'énergie. Le président russe, Vladimir Poutine, et les dirigeants européens ont cependant souligné leur "dépendance mutuelle" et l'intérêt de la 'prédictabilité' du secteur énergétique pour leurs deux régions.
Le Sommet européen de Lahti, en Finlande, n’a pas permis de grandes avancées dans le domaine de l’énergie. Le président russe, Vladimir Poutine, et les dirigeants européens ont cependant souligné leur « dépendance mutuelle » et l’intérêt de la ‘prédictabilité’ du secteur énergétique pour leurs deux régions.
Le président russe Vladimir Poutine est resté intraitable avec les dirigeants européens, indiquant qu’il refuserait de signer la Charte sur l’énergie de 1991 sous sa forme actuelle. Cette dernière garantirait à la Russie les investissements occidentaux dont elle a extrêmement besoin en échange d’un accès aux oléoducs et gazoducs russes.
« Nous ne sommes pas contre les principes définis dans la Charte sur l’énergie, mais certaines dispositions doivent, selon nous, être éclaircies, » a déclaré le président Poutine lors d’une conférence de presse à l’issue du sommet. Il a indiqué être « assez confiant » sur le fait que l’UE et la Russie parviennent à trouver des approches communes sur la coopération énergétique, qui seraient reprises dans un « nouveau document ».
M. Poutine a également insisté sur la dépendance de la Russie envers l’UE en tant que grande consommatrice de gaz. « La Russie est plus dépendante de l’UE aujourd’hui que l’inverse, » a-t-il déclaré.
« La coopération énergétique doit reposer sur les principes de prédictabilité des marchés de l’énergie et sur la dépendance mutuelle des fournisseurs et des clients, » a poursuivi M. Poutine.
Le président de la Commission, José Manuel Barroso, a également insisté sur cette dépendance mutuelle. « Nous pouvons clairement dire que la Russie a besoin de l’Europe comme l’Europe a besoin de la Russie. Nous devons reconnaître cette interdépendance et en tirer profit, » a-t-il indiqué.
M. Barroso a ensuite évoqué la marche à suivre. « Nous devons accroître la confiance mutuelle et ceci exige de la transparence, l’état de droit, la réciprocité et la non-discrimination, ainsi que l’ouverture des marchés et l’accès aux marchés. »
Il a toutefois aussi montré des signes d’impatience. « Nous nous sommes déjà mis d’accord [sur cela] lors du Sommet du G8 à St-Pétersbourg accueilli par M. Poutine, » a-t-il fait remarquer.
L’UE et la Russie devraient se réunir pour un sommet bilatéral le 24 novembre. Ce sommet marquera l’ouverture des négociations sur la révision de l’accord de partenariat et de coopération signé en 1997 entre les deux régions, dans lequel l’énergie occupera une position centrale. « Mis à part l’énergie, nous avons également les hautes technologies, l’aérospatial et la biologie, etc., » a indiqué M. Poutine.
« Ce serait une erreur que de réduire nos relations ou de cibler uniquement nos relations sur l’énergie lorsque vous envisagez l’éventail si large de notre coopération, » a ajouté M. Barroso.