La Slovaquie va intensifier la lutte à l’extrémisme après l’attaque dans un bar queer
Le ministre de l’Intérieur Roman Mikulec a promis d’intensifier la lutte contre les discours de haine et l’extrémisme à la suite de l’attaque terroriste perpétrée à l’extérieur d’un bar queer à Bratislava à la mi-octobre, qui a fait deux morts de la communauté LGBTIQ+.
Le ministre slovaque de l’Intérieur Roman Mikulec a promis d’intensifier la lutte contre les discours de haine et l’extrémisme à la suite de l’attaque terroriste perpétrée à l’extérieur d’un bar queer à Bratislava à la mi-octobre, qui a fait deux morts de la communauté LGBTIQ+.
Le Centre de lutte contre les menaces hybrides du ministère slovaque de l’Intérieur lancera bientôt un nouvel outil analytique pour surveiller de près et traiter des quantités massives de données et d’informations afin d’identifier les signes de radicalisation, de discours de haine et d’extrémisme, a annoncé M. Mikulec mercredi (26 octobre).
« Les réseaux sociaux regorgent de commentaires haineux, et on y trouve également des commentaires qui approuvent l’attaque et incitent à la violence. Toute approbation, justification ou incitation à commettre un crime est une infraction pénale et son auteur risque jusqu’à 10 ans de prison », a souligné M. Mikulec.
Après l’attaque, la police a commencé à recueillir des informations sur les discours de haine visant la communauté LGBTIQ+, a déclaré le ministère de l’Intérieur.
Les détracteurs ont fait remarquer que la police et l’Agence nationale de lutte contre la criminalité ne disposaient d’aucune information sur le tireur, bien qu’il ait partagé ses opinions, ainsi qu’un manifeste antisémite et homophobe sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter.
La police a informé que de nombreuses autres personnes figuraient sur la « liste des cibles » de l’assaillant, dont le Premier ministre Eduard Heger. Le tireur a même passé la veille de l’attaque à attendre devant la maison de M. Heger, sans que la police ni les services secrets ne le remarquent.
La police a répondu qu’elle ne pouvait pas être au courant du projet d’attentat parce qu’elle n’avait reçu aucune information des services de renseignement, qui ont à leur tour déclaré qu’ils étaient limités par le fait que le tireur utilisait un compte anonyme en ligne et postait dans des groupes anglophones privés.
Twitter n’a pas répondu aux questions sur les raisons pour lesquelles le compte de l’auteur présumé n’a pas été supprimé.