La Slovénie fait pression pour assouplir les projets de l’UE en matière de pesticides

Face à la colère croissante des agriculteurs, le gouvernement slovène s’est efforcé d’atténuer la proposition de la Commission européenne visant à réduire de moitié l’utilisation des produits chimiques et des produits phytopharmaceutiques les plus dangereux d’ici 2030.

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Le plus problématique pour la Slovénie serait l’interdiction totale de tous les produits phytopharmaceutiques dans les zones sensibles, ce qui, selon le gouvernement, affecterait 40 % de toutes les terres agricoles utilisées. [<a href="https://www.shutterstock.com/image-photo/tractor-pesticide-fungicide-insecticide-sprayer-on-1578978994" target="_blank" rel="noopener">SHUTTERSTOCK</a>]

Face à la colère croissante des agriculteurs, le gouvernement slovène s’est efforcé d’atténuer la proposition de la Commission européenne visant à réduire de moitié l’utilisation des produits chimiques et des produits phytopharmaceutiques les plus dangereux d’ici 2030.

La semaine dernière, le ministère slovène de I’Agriculture, des Forêts et de l’Alimentation a accueilli une délégation de la Commission européenne, conduite par Claire Bury, directrice générale adjointe chargée de la santé et de la sécurité alimentaire, pour des discussions portant sur les projets de la Commission en matière de pesticides.

La délégation a également visité des zones protégées par Natura 2000, le réseau rassemblant des sites naturels ou semi-naturels de l’Union européenne ayant une grande valeur patrimoniale, des zones de protection de l’eau et des zones d’agriculture intensive.

Les fonctionnaires du ministère ont présenté la situation en Slovénie et « des exemples concrets sur le terrain pour voir et comprendre comment la Slovénie répond déjà à de nombreuses demandes et comment le projet de règlement aurait un impact exceptionnellement négatif sur l’agriculture, le développement rural et la sécurité alimentaire », a déclaré le ministère, qui a indiqué que plusieurs États membres, dont la Slovénie, avaient mis en garde contre ces problèmes lors de la rédaction de la proposition.

Le plus problématique pour la Slovénie serait l’interdiction totale de tous les produits phytopharmaceutiques dans les zones sensibles, ce qui, selon le gouvernement, affecterait 40 % de toutes les terres agricoles utilisées.

Les représentants slovènes ont soulevé cette question lors de trois réunions bilatérales avec la Commission jusqu’à présent.

La réunion a eu lieu après que les agriculteurs ont organisé une grande manifestation contre les restrictions environnementales à la fin du mois de mars, après quoi ils ont tenu des discussions avec le gouvernement qui, selon eux, ont démontré le manque de compréhension de l’exécutif à l’égard de leurs besoins. Une nouvelle manifestation est prévue cette semaine.

La proposition de règlement de la Commission sur les pesticides n’est qu’un des points de discorde pour les agriculteurs slovènes, qui souhaitent également des mesures plus strictes pour réduire la population d’ours bruns et de loups, ainsi que la taille des sites Natura 2000.