La vaccination a considérablement réduit l’incidence de la Covid-19 chez les personnes âgées
Santé publique France a publié jeudi (8 juillet) les résultats de son étude sur l’impact de la vaccination sur la dynamique de l’épidémie de la Covid-19 chez les personnes âgées de 75 ans et plus.
Santé publique France a publié jeudi (8 juillet) dans son bulletin épidémiologique hebdomadaire les résultats de son étude sur l’impact de la vaccination sur la dynamique de l’épidémie de la Covid-19 chez les personnes âgées de 75 ans et plus en Nouvelle-Aquitaine entre janvier et mars 2021.
Les conclusions de l’Agence nationale de santé publique sont édifiantes : « La dynamique de l’épidémie observée chez les personnes âgées, comparativement aux autres classes d’âge, est en faveur d’un impact de la vaccination contre la Covid-19 sur la circulation virale du SARS-CoV-2 chez personnes âgées de 75 ans et plus, particulièrement chez les résidents en Ehpad, dans la région Nouvelle-Aquitaine.»

Source : Santé publique France
Pour rappel, les personnes de 65 ans ou plus constituent une population particulièrement à risque face à l’épidémie de Covid-19, puisque 93% des décès liés à la Covid-19 depuis le 1er mars 2020 en France concernent cette population.
L’impact positif de la vaccination s’est notamment ressenti en Ehpad, les résidents ayant été prioritaires. « L’évolution du taux d’incidence et de la couverture vaccinale chez les résidents en Ehpad a montré une amélioration des indicateurs épidémiologiques dès début février, soit environ deux semaines après la forte progression de la couverture vaccinale au moins une dose chez les résidents en Ehpad », note Santé publique France.
En 2020, trois Ehpad sur quatre 2021 ont eu au moins un résident infecté par la Covid-19, a calculé la Drees (direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques). La seconde vague a été beaucoup plus forte que la première, avec 144 400 résidents contaminés contre 80 100. Mais le nombre de décès s’est quant à lui maintenu (autour de 14 700).
Les campagnes de dépistage itératif en Ehpad lors de la deuxième vague pour détecter des cas asymptomatiques et l’expérience acquise pendant la première vague pourraient expliquer cette stagnation.

Source : Drees
La vaccination prioritaire des personnes les plus fragiles et des soignants avait été une priorité pour Emmanuel Macron dès le début de la campagne de vaccination, mais il avait été beaucoup critiqué pour ce choix.
Pour Santé publique France, la couverture vaccinale chez les professionnels en Ehpad, qui était à peine de 53% au niveau régional au 21 mars « a donc pu favoriser l’introduction et la circulation du virus dans les Ehpad ». Trois mois après, cette question pose toujours problème puisque le gouvernement envisage la vaccination obligatoire pour les soignants.
Jean Castex a lancé le 1er juillet une concertation autour de la vaccination obligatoire des soignants, après l’« appel solennel » d’Olivier Véran aux soignants pour se faire vacciner le 17 juin.