L'actu en capitale: Salvini et Berlusconi se disputent les faveurs d'Orban
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ROME
Opération séduction pour Orbán : En quête d’alliés, Matteo Salvini a jeté son dévolu sur le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, et son parti, Fidesz, qui a remporté une écrasante victoire avec plus de 52% des voix le 26 mai. S’il appartient au PPE, Viktor Orbán en a été suspendu en mars dernier, en représailles de sa campagne anti-Juncker. Si le Fidesz ralliait le groupe nationaliste, celui-ci pourrait devenir la troisième force politique de l’hémicycle, selon le quotidien La Stampa.
Le groupe des populiste de l’Europe des nations et de la liberté (ENF) n’a remporté que 58 sièges aux élections européennes, majoritairement en France et en Italie. Mais Lega est prête à ouvrir les portes à Fidesz, mais aussi au Parti du Brexit de Nigel Farage, à l’Alternative fur Deutschland allemand, à Vox en Espagne et au Forum voor Democratie néerlandais.
Salvini n’est pas le seul italien à chercher les faveurs du Hongrois. « Je suis sûr que je peux convaincre Viktor Orbán de rester au sein du PPE et d’autres membres du PPE de garder son parti à l’intérieur », a déclaré Silvio Berlusconi. (Gerardo Fortuna, Euractiv)
PARIS
Les Républicains en crise : Pendant ce temps, à Paris, le centre-droit français tente de faire face à la catastrophe électorale du 26 mai. Après un résultat encore plus médiocre que prévu, Les Républicains, le centre-droit (affilié PPE), est confronté à la plus grande crise de son histoire. On s’attendait à ce que le parti obtienne environ 15 % des voix françaises, mais il n’a finalement obtenu que 8,5 %, le pire résultat de son histoire au cours de la 5ème République.
Président des Républicains, Laurent Wauquiez a appelé à un rassemblement des forces de droite et du centre en France. Bien qu’il ait admis qu’il était en partie responsable de cette « défaite historique », il a refusé de démissionner. Selon les sondages, 27% des électeurs traditionnels de la droite ont soutenu le parti d’Emmanuel Macron et 18% celui de Marine Le Pen. (Euractiv France)
ZAGREB
La situation est similaire à Zagreb : Les règlements de compte post-électoraux ont aussi commencé en Croatie, où le centre-droit n’a obtenu que quatre sièges au Parlement européen. Andrej Plenković, Premier ministre croate et chef du HDZ (affilié PPE), le plus grand parti croate, accuse certains membres du HDZ de n’avoir pas du tout contribué à la campagne électorale. (Željko Trkanjec, Euractiv Croatie)
BERLIN
Weber en mauvaise posture : Angela Merkel, a du mal à défendre Manfred Weber, Spitzenkandidat du PPE. Elle a déclaré hier qu’elle soutenait sa candidature, mais, après le sommet à Bruxelles, la chancelière a confirmé que certains de ses collègues avaient soutenu d’autres candidats et que la recherche de compromis allait se poursuivre. (Claire Stam, Euractiv Allemagne)
MADRID
Dernier mot aux adhérents : Les partisans du Parti socialiste espagnol (PSOE) auront le dernier mot sur les alliances politiques post-électorales du parti dans les mairies, les communautés autonomes et le gouvernement espagnol. Le Premier ministre, Pedro Sánchez, et son parti ont admis que la gauche espagnole était plus encline à conclure des accords avec Unidas Podemos de gauche qu’avec des Ciudadanos (citoyens) centristes, malgré le fait que plusieurs gouvernements régionaux dépendent du parti centriste.
Dimanche dernier, le PSOE a triomphé aux élections européennes, locales et autonomes. Toutefois, dans certains cas, parce qu’il n’a pas la majorité pour gouverner, en raison de pactes et d’alliances entre Ciudadanos et les conservateurs du Partido Popular (affilié PPE). (EuroEFE.EURACTIV.es)
VARSOVIE
Remaniement : Huit ministres ou secrétaires d’État ont été élus eurodéputés dimanche, ce qui a forcé un remaniement gouvernemental. Parmi eux, Beata Szydło, ancienne Première ministre et aujourd’hui vice-Première ministre, Joachim Brudziński, ministre de l’Intérieur et de l’Administration et main droite de Jarosław Kaczyński. Les changements sont attendus dans les deux prochaines semaines. (Euractiv Pologne)
BRATISLAVA
Quel candidat pour Visegrád ? Le Premier ministre tchèque, Andrej Babiš, avait réfuté les « spéculations » selon lesquelles le groupe de Visegrad choisirait un candidat commun pour la présidence de la Commission. Le ministre aux Affaires étrangères slovaque, Miroslav Lajčák, a cependant affirmé que les quatre pays soutiendraient Maroš Šefčovič.
La radio publique tchèque pour sa part indiqué que le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, avait déclaré que le groupe de Visegrád soutiendrait sa nomination à un poste de haut niveau de l’UE, sans préciser lequel. Selon d’autres rapports, le commissaire convoiterait plutôt le poste de Federica Mogherini, la Haute représentante de l’UE. (Euractiv Slovaquie, Aneta Zachová, Euractiv République tchèque)
PRAGUE
Renforcer le Conseil : Le président tchèque, Miloš Zeman, soutient l’idée d’une réforme fondamentale des institutions européennes. Il estime que le pouvoir de décision devrait être transféré au Conseil européen. (Aneta Zachová, Euractiv République tchèque )
LA HAYE
Nouvelle loi climatique : Au milieu des manœuvres à Bruxelles, le Sénat néerlandais a soutenu un projet de loi qui augmentera considérablement les ambitions des Pays-Bas en matière d’action climatique. Après qu’un tribunal eut jugé que les efforts néerlandais pour réduire les émissions de carbone étaient insuffisants, le gouvernement est revenu à la case départ. La nouvelle loi vise des réductions de 49% d’ici 2030, de 95% d’ici 2040 et une neutralité carbone totale d’ici 2050, mais à ce stade, les objectifs ne sont que politiques et, à ce titre, non juridiquement contraignants. 62 des 75 membres de la Chambre ont voté en faveur de la loi. (Sam Morgan, Euractiv)
BUCAREST
Coup dur pour les socialistes : Le PSD, le parti socialiste au pouvoir, tente de se rétablir après l’incarcération de Liviu Dragnea pour corruption. La Première ministre, Viorica Dancila, a pris la direction du parti et a déjà commencé à éliminer certains des proches alliés de son prédécesseur.
Le parti socialiste au pouvoir a subi de lourdes pertes lors des élections européennes, alors que ses réformes judiciaires ont été rejetées lors d’un référendum séparé, poussé en avant par le président Klaus Iohannis, également tenu dimanche.
Le PSD a introduit des changements à la législation judiciaire et pénale qui ont suscité la colère des partenaires de la Roumanie, y compris la Commission européenne, et suscité les plus grandes manifestations depuis la révolution anticommuniste il y a 30 ans. (Euractiv Roumanie)
ATHÈNES
Tsipras soutient Timmermans : Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, soutient le candidat socialiste, Frans Timmermans, à la présidence de la Commission européenne, a-t-il déclaré hier au pré-sommet du PSE. Il a attaqué le candidat du PPE, Manfred Weber, affirmant que sa candidature n’unit pas l’Europe.
Un siège de plus pour les conservateurs : Les comptage final est terminé. Le parti de centre-droit Nouvelle Démocratie (affilié PPE) a remporté un autre siège dans le prochain Parlement (huit au total), car le DieM25 de Yanis Varoufaki n’a finalement pas réussi à dépasser le seuil des 3%. (Theodore Karaoulanis, Euractiv Grèce)
BELGRADE
Troupes serbes en état d’alerte : Des unités spéciales de la police du Kosovo ont été déployées dans le nord du pays, peuplé de Serbes, dans le cadre d’une opération qui aurait pour cible la criminalité organisée.
Le président serbe, Aleksandar Vučić, estime toutefois que l’objectif de cette opération n’était pas de lutter contre la criminalité, mais plutôt d’intimider et de criminaliser la population serbe locale. Il a clairement indiqué que les forces armées serbes protégeraient la population et qu’il avait déjà ordonné que toutes les unités soient mises en alerte. (Beta-EURACTIV.rs)