L’actu en capitales: Weber persiste et signe sur le cas Orbán

L’actu en capitales récapitule l’info de toute l’Europe, grâce au réseau de rédactions d’Euractiv.

Réseau EURACTIV

L’actu en capitales récapitule l’info de toute l’Europe, grâce au réseau de rédactions d’Euractiv.

MADRID

Dans un entretien avec le partenaire d’Euractiv EFE, le Spitzenkandidat du Parti populaire européen (PPE) de centre-droit Manfred Weber a déclaré qu’il ne regrettait pas d’avoir maintenu une position favorable au dialogue avec Viktor Orbán.

Le parti Fidesz de Viktor Orbán a été suspendu mais n’a pas été exclu du PPE en mars dernier pour manque de respect pour les valeurs du parti. « Nous avons été clairs et stricts dans notre approche : oui au dialogue, mais avec des lignes rouges claires sur ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas », a déclaré Manfred Weber. « S’il veut quitter [le PPE], il peut le faire, cela dépend de lui, mais nous sommes stricts et clairs dans ce que en quoi nous croyons. »

Viktor Orbán, qui flirte depuis longtemps avec des dirigeants d’extrême droite de tout le continent, tout en professant sa loyauté envers le PPE, a récemment déclaré qu’il ne pouvait plus soutenir Manfred Weber depuis qu’il a « insulté » les Hongrois. Il a en même temps fait l’éloge de l’Italien Matteo Salvini, affirmant qu’il était actuellement l’homme politique le plus important de l’UE.

De multiples sources d’Europe de l’Est ont confirmé à Euractiv qu’Orban et Salvini sont en train de semer les graines d’une nouvelle alliance baptisée « nouveau PPE » avec plusieurs partis de droite, comme le PiS polonais (actuellement affilié au CRE). (Euroefe)

BERLIN / PARIS

Après un entretien avec le quotidien Süddeutsche Zeitung, la chancelière allemande Angela Merkel a démenti, lors d’une conférence de presse à Berlin, les rumeurs selon lesquelles elle envisagerait la présidence du Conseil européen. Elle a déclaré qu’elle n’était « disponible pour aucune autre fonction politique, où que ce soit, même en Europe ».

Dans le même temps, la traduction française de l’interview a jeté de l’huile sur le feu d’une relation déjà compliquée entre Paris et Berlin. Dans l’interview, Angela Merkel a exposé les difficultés du couple franco-allemand et a admis qu’elle s’était « débattue » avec le président français sur des questions politiques.

Elle a également mentionné des différences dans la compréhension de leurs « rôles respectifs ». Le président Emmanuel Macron a réagi en disant qu’il ne croyait pas à une confrontation « stérile » mais « fructueuse » avec Mme Merkel pour construire des compromis au niveau européen.

(Euractiv Allemagne, Euractiv France)

LONDRES

Aucun compromis sur le Brexit. Les pourparlers entre les partis conservateur et travailliste pour trouver un terrain d’entente dans le cadre du projet de Theresa May pour le Brexit ont échoué, les deux parties n’étant pas parvenues à un accord. Jeremy Corbyn et Theresa May vont maintenant tenter de s’entendre sur une série de votes parlementaires visant à parvenir à un consensus.

Johnson futur président des conservateurs ? Le député pro-Brexit, Boris Johnson, a annoncé qu’il se porterait candidat à la direction du Parti conservateur lorsque la Première ministre Theresa May se retirera plus tard dans l’année. (Samuel Stolton, Euractiv.com)

VARSOVIE

Attaque contre l’ambassadeur. L’ambassadeur de Pologne en Israël, Marek Magierowski, a été agressé près de l’ambassade de Pologne à Tel-Aviv.

Ces dernières années, les relations entre Israël et la Pologne sont devenues conflictuelles en raison de la loi polonaise controversée de 2017, connue sous le nom de « loi sur l’Holocauste », qui criminalise quiconque accuse la Pologne de complicité directe avec les crimes nazis.

En outre, le gouvernement polonais du PiS a été accusé de tolérer une recrudescence des comportements antisémites, une accusation qu’il nie. (Euractiv Pologne)

BRATISLAVA

Pas d’argent pour les LGBTI. Le ministère de la Culture ne soutiendra aucun des projets proposés par les organisations représentant la communauté LGBTI en Slovaquie, malgré leurs succès antérieurs et l’évaluation positive des demandes de subventions par un comité d’experts.

Par rapport à d’autres pays de l’UE, la Slovaquie ne soutient pas les organisations LGBTI par le biais de fonds dédiés, de sorte que le Fonds pour les groupes défavorisés, géré par le ministère de la Culture, est l’une de leurs options limitées. (Lucia Yar, Euractiv Slovaquie)

NICOSIE

Marine française à Chypre. Nicosie a signé un accord militaire avec la France, permettant à la Marine nationale française d’utiliser les infrastructures et de maintenir en permanence ses navires de guerre sur la base navale de la région de Mari. Cet accord est une réponse aux tensions croissantes avec la Turquie dans la zone économique exclusive (ZEE) de Chypre. Des entreprises françaises, comme Total, ont déjà signé des contrats de forage pétrolier et gazier dans la ZEE de Chypre. (Theodore Karaoulanis, Euractiv Grèce)

BUCAREST

TVA réduite pour les aliments. Le gouvernement roumain a décidé de promouvoir la consommation d’aliments sains et traditionnels en ramenant le taux de TVA de 9 % à 5 %. La Commission européenne a refusé de commenter « les projets des États membres ». En général, les États membres sont en général libres d’appliquer des taux réduits aux produits alimentaires.

(Bogdan Neagu, Euractiv Roumanie)

SARAJEVO

2,2 millions d’euros contre le crime organisé. L’UE investira 2,2 millions d’euros supplémentaires au cours des deux prochaines années afin de renforcer la capacité de la Bosnie-Herzégovine à lutter contre le crime organisé et la corruption. (Željko Trkanjec, Euractiv Croatie)