L'adhésion du Monténégro à l'UE coûterait « moins d’un euro par citoyen de l’UE et par an »

« L'adhésion du Monténégro coûterait environ 3,2 milliards d'euros »

EURACTIV.com
[Photo : Dursun Aydemir/Anadolu via Getty Images]

L’adhésion du Monténégro à l’UE – prévue pour 2028 – coûtera moins d’un euro par habitant et par an aux citoyens européens et ouvrira de nouvelles perspectives économiques, selon la Commission européenne.

Mardi, les 27 gouvernements européens ont donné leur feu vert à la rédaction d’un traité d’« adhésion » avec le Monténégro, ce qui a incité la Commission à présenter les « implications financières attendues » de l’élargissement de l’UE à ce pays des Balkans.

Ces estimations se fondent sur l’actuelle proposition de budget à long terme de la Commission, mais couvrent la période allant de 2028 à 2034, durant laquelle l’UE fonctionnera selon un nouveau plan de dépenses actuellement en cours de négociation entre les gouvernements nationaux.

« L’adhésion du Monténégro à l’Union coûterait environ 3,2 milliards d’euros », a indiqué un porte-parole de la Commission, soulignant, alors que l’Allemagne et d’autres pays réclament une réduction des futures dépenses de l’UE, que ce coût serait modeste.

« En réalité, l’adhésion du Monténégro coûterait moins d’un euro par citoyen de l’UE et par an. »

La rédaction d’un traité d’adhésion pour le Monténégro constitue une étape majeure et devrait lui permettre de rejoindre le club de l’UE d’ici deux ans, ce qui marquerait le premier élargissement de l’UE depuis l’adhésion de la Croatie en 2013.

Podgorica a baptisé sa campagne en faveur de l’adhésion à l’UE « 28 by 28 » – un engagement à devenir le 28e membre de l’UE d’ici 2028.

Le Monténégro, petit pays de 620 000 habitants, négocie son adhésion depuis 2010 et devrait enfin rejoindre l’Union au cours du premier semestre 2028, sous l’égide de l’Italie qui assurera alors la présidence tournante de l’UE.

La Grèce milite également en faveur de l’adhésion du Monténégro.

« Le paquet de mesures présenté aujourd’hui constitue une nouvelle étape concrète vers l’avenir du Monténégro au sein de notre Union », a écrit Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, dans un communiqué. « Nous préparons le Monténégro, les États membres et nos institutions à cette adhésion. »

Afin de souligner le rapport qualité-prix à un moment où les dépenses de l’UE font l’objet d’un examen minutieux, la Commission a indiqué que ce financement « contribuerait à accélérer la convergence économique, à soutenir une croissance durable et à renforcer davantage l’intégration au sein du marché unique de l’UE, dans l’intérêt tant du Monténégro que des autres États membres ».

« Une Union plus grande est aussi une Union plus forte », a déclaré la Commission. « L’adhésion du Monténégro contribuera à la stabilité, à la connectivité et à la compétitivité de l’Europe. »

(cs)