L’Allemagne va se retirer progressivement du Mali d’ici 2024

Les troupes allemandes resteront au Mali jusqu’en 2024 dans le cadre de la mission de l’ONU dans le pays, mais un retrait progressif sera préparé d’ici là, a décidé le gouvernement.

EURACTIV Allemagne
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Lors d’une réunion à huis clos mardi, le chancelier allemand Olaf Scholz et plusieurs ministres se sont mis d’accord pour prolonger le mandat de l’armée allemande au Mali jusqu’en 2024, mais ont accepté de commencer à lancer le processus de retrait à l’été 2023. [Shutterstock/Filmbildfabrik]

Les troupes allemandes resteront au Mali jusqu’en 2024 dans le cadre de la mission de l’ONU dans le pays, mais un retrait progressif sera préparé d’ici là, a décidé le gouvernement.

Lors d’une réunion à huis clos mardi (22 novembre), le chancelier allemand Olaf Scholz et plusieurs ministres se sont mis d’accord pour prolonger le mandat de l’armée allemande au Mali jusqu’en 2024, mais ont accepté de commencer à lancer le processus de retrait à l’été 2023, selon plusieurs médias.

En mai 2024, toutes les troupes allemandes devraient avoir quitté le pays, a confirmé le porte-parole du gouvernement, Steffen Hebestreit, dans un communiqué.

Le déploiement des troupes allemandes au Mali a été de plus en plus remis en question ces derniers mois après que la France a annoncé en février qu’elle retirait ses troupes du pays, une décision que d’autres États membres de l’UE, notamment la Suède et les Pays-Bas, ont imitée.

Paris a décidé de retirer ses troupes du Mali après que les militaires du pays africain ont pris le pouvoir lors d’un coup d’État en 2020, provoquant une rupture des relations. Les dirigeants militaires maliens ont ensuite invité le groupe Wagner, un groupe militaire russe, à les aider dans leur combat qui dure depuis dix ans contre les militants islamistes, et ont coupé les liens avec la France.

Si Berlin a tout de même décidé de prolonger la participation de l’Allemagne à la mission de l’ONU et même de renvoyer des troupes supplémentaires en février, la pression est montée depuis lors, les critiques s’inquiétant des liens étroits entre les dirigeants maliens et la Russie, notamment de l’activité présumée des mercenaires du groupe Wagner dans le pays.

La décision prise mardi, qui doit encore être confirmée par le Parlement, représente un compromis entre la ministre des Affaires étrangères Annalena Baerbock, qui est favorable au maintien de la présence dans le pays, et la ministre de la Défense Christine Lambrecht, dont le ministère s’est montré sceptique quant à la prolongation du mandat.

Le ministère des Affaires étrangères a fait valoir que le Mali joue un rôle important en tant qu’ancre de stabilité dans la région.

Actuellement, environ 1 200 soldats allemands font partie de la mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) de l’ONU, qui vise à stabiliser le pays et à protéger la population des milices islamistes.