L'Autriche et la France en faveur de sanctions supplémentaires contre l’Iran
Le gouvernement autrichien a demandé l’extension des sanctions contre l’Iran, aux côtés de cinq autres pays de l’UE, dont la France, en raison des manifestations des femmes iraniennes et de leur répression par le gouvernement.
Le gouvernement autrichien a demandé l’extension des sanctions contre l’Iran, aux côtés de cinq autres pays de l’UE, dont la France, en raison de la répression des manifestations des femmes iraniennes par le gouvernement iranien.
La mort de Mahsa Amini, 22 ans, le 16 septembre, aux mains de la « police de la moralité » iranienne, a déclenché un soulèvement en Iran et provoqué l’indignation de Vienne.
L’Autriche « et nos partenaires européens » soutiennent l’extension des sanctions contre les responsables de violations des droits de l’homme en Iran, a déclaré lundi le ministère des Affaires étrangères.
Les six pays alliés aux côtés de l’Autriche dans ce but sont l’Allemagne, la France, le Danemark, l’Italie, l’Espagne et la République tchèque. Les sanctions qu’ils préconisent sont au nombre de 16 et devraient garantir que la mort de Mahsa Amini et la répression violente des manifestations aient des conséquences.
Selon les informations du Spiegel, les personnes citées sont des « représentants de l’appareil répressif iranien », et des représentants politiques en font également partie. Il s’agirait vraisemblablement de « sanctions intelligentes », où l’UE cible des individus spécifiques plutôt que l’ensemble de l’économie du pays, comme elle l’avait fait avec la Russie.
Le gouvernement autrichien est sous pression, car ses parlementaires réclament des mesures.
« Le gouvernement fédéral est appelé à œuvrer pour prévenir et combattre la violence à l’égard des femmes, y compris la violence sexuelle et sexiste, et à traiter les cas individuels pertinents tels que celui de Mahsa Amini, également au niveau bilatéral », a déclaré la porte-parole des Verts pour les Affaires étrangères et les Droits de l’homme, Ewa Ernst-Dziedzic, le 30 septembre.
Dans le passé, l’Union européenne avait imposé des sanctions sévères à l’Iran pour le pousser à abandonner son programme nucléaire. Ces sanctions avaient été partiellement levées en échange de concessions de la part du pays.
Une initiative de soutien à des nouvelles sanctions avait déjà été soutenue par plusieurs ministres européennes, à l’initiative de la Française Laurence Boone.
Dans une déclaration conjointe, elles déclaraient soutenir « les actions menées au sein et en dehors de l’UE pour protéger et promouvoir le droit des femmes » et leur émancipation, mais aussi « toute mesure visant à prévenir et à contrer les violations des droits des femmes ».