Le changement climatique est la principale priorité des citoyens dans le programme de réforme de l’UE

Selon une nouvelle enquête Eurobaromètre, 44 % des Européens estiment que le changement climatique devrait être un sujet prioritaire de la CoFoE.

EURACTIV.com
COP26 UN Climate Summit in Glasgow
Des membres d’Extinction Rebellion manifestent devant l’entrée principale de la COP26 à Glasgow, le 11 novembre 2021. La Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP26) s’est déroulée du 31 octobre au 12 novembre 2021 à Glasgow. [EPA-EFE/ROBERT PERRY]

Selon une nouvelle enquête Eurobaromètre commandée par le Parlement européen et la Commission européenne, 44 % des Européens estiment que le changement climatique devrait être un sujet prioritaire de la Conférence sur l’avenir de l’Europe (CoFoE).

L’enquête, menée en septembre et octobre derniers, révèle que 44 % des citoyens européens estiment que le principal sujet qui devrait être abordé lors de la Conférence est le changement climatique et l’environnement, tandis que 40 % pensent qu’il devrait s’agir de la santé, de l’économie, de la justice sociale et de l’emploi.

Quelque 59 % des citoyens estiment que les sondages sont le meilleur moyen de prendre part aux activités de la Conférence, tandis que 46 % se disent prêts à participer aux réunions organisées dans leur région. Par ailleurs, 43 % des Européens ont également demandé une plus grande implication des jeunes dans le processus.

Une majorité écrasante de 90 % des citoyens interrogés a déclaré que leur voix devrait être davantage entendue dans les décisions concernant l’avenir de l’Europe.

87 % ont reconnu que la lutte contre le changement climatique contribuerait à améliorer leur vie et leur santé. Ce pourcentage s’élève à 91 % chez les 15-24 ans.

En outre, 68 % des Européens estiment que l’UE est un espace de stabilité dans un monde troublé, tandis que 67 % conviennent que le projet européen offre une perspective européenne aux jeunes Européens.

L’enquête a également porté sur les priorités et les atouts de l’UE pour les Italiens, parmi lesquels figurent la puissance économique, commerciale et industrielle, suivie de la démocratie, des droits de l’Homme et de l’État de droit.

Le principal défi politique identifié est le chômage (45 %), suivi par une croissance économique insuffisante (32 %) et la gestion des flux migratoires (31 %). Contrairement à la vision européenne, les défis environnementaux arrivent en quatrième position.

Selon l’enquête, 47 % sont convaincus que faire partie de l’Union européenne est une bonne chose pour l’Italie, un pourcentage en hausse par rapport au dernier sondage. En comparaison, 38 % y sont indifférents, et 14 % pensent qu’il s’agit d’une mauvaise chose.

Les Italiens pensent également qu’il sera nécessaire de travailler au renforcement et à la protection de la démocratie au sein de l’UE. En ce qui concerne l’avenir, 32 % des personnes interrogées estiment qu’une politique de santé commune est nécessaire, suivie d’une intégration économique plus poussée et d’une capacité industrielle solide.