Le chef de l'opposition biélorusse expose ses objectifs à Bruxelles [FR]

Le chef de la principale force de coalition de l'opposition biélorusse, Alexander Milinkevich, tient actuellement à Bruxelles une série de réunions de haut niveau en toute discrétion. Il bénéficie du soutien général des institutions européennes sur le plan politique.

Le chef de la principale force de coalition de l’opposition biélorusse, Alexander Milinkevich, tient actuellement à Bruxelles une série de réunions de haut niveau en toute discrétion. Il bénéficie du soutien général des institutions européennes sur le plan politique.

Le chef des forces d’oppposition démocratiques unifiées de Biélorussie, Alexander Milikenvich, considère que l’instauration de la démocratie dans son pays, après les élections présidentielles prévues le 19 mars, est une priorité absolue pour la Biélorussie, pays  qui connaît actuellement « certaines difficultés ». M. Milinkevich se trouve actuellement à Bruxelles pour une série de réunions de haut niveau avant la tenue d’élections qui verront s’affronter, outre Alexander Milinkevich, deux autre candidats de l’opposition à l’actuel président autocratique, Alexander Lukashenka, au pouvoir depuis 12 ans. 

Le 30 janvier, M. Milinkevich a rencontré le chef de la diplomatie de l’UE, Javier Solana, la Commissaire aux relations extérieures, Benita Ferreo-Waldner et le Président du Parlement Européen, Josep Borrell. Il a également assisté à la réunion des 25 ministres des affaires étrangères de l’UE et a rencontré les principaux représentants d’ONG. 

Cependant, ces réunions ont été généralement assez discrètes, l’UE ne souhaitant pas se voir associée directement à un candidat ou un parti en particulier.

« Nous n’avons jamais souhaité de révolution mais les gens n’hésiteront pas à descendre dans les rues [en Biélorussie] si les autorités ne sont pas suffisamment intelligentes » a déclaré M. Milinkevich, soulignant le fait que ces éventuelles manifestations accélérera la fin du régime du Président Lukashenka. M. Milinkevich s’est de nouveau déclaré fermement convaincu que sa coalition d’opposition, qui rassemble les forces socio-démocrates, écologistes et communistes du pays, restera unie dans ce qui promet d’être un long processus de transition politique.

Dans une déclaration commune, les 25 ministres européens des affaires étrangères ont de nouveau déclaré qu’ils étaient « très préoccupés par la détérioration de la situation » en Biélorussie et ont incité les autorités biélorusses à garantir un déroulement juste et libre des élections du 19 mars 2006. Les ministres ont averti que  « le non respect des normes internationales […], notamment celles de l’OSCE (l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe), sera sanctionné ». Le président du Parlement Européen, Josep Borrell, a également confirmé « le soutien total » des parlementaires à cette cause.