Le débat s'enflamme au sujet de l'impact des substances chimiques sur la santé [FR]

L'industrie intensifie ses recherches pour répondre aux inquiétudes des scientifiques selon lesquelles le projet de réglementation européenne REACH ne protège pas suffisamment les humains contre les perturbateurs endocriniens et autres substances toxiques. 

L’industrie intensifie ses recherches pour répondre aux inquiétudes des scientifiques selon lesquelles le projet de réglementation européenne REACH ne protège pas suffisamment les humains contre les perturbateurs endocriniens et autres substances toxiques. 

Le 20 novembre 2006, un groupe de 38 scientifiques a signé une lettre appelant l’UE à surveiller de plus près les substances chimiques et autres éléments toxiques de REACH entraînant des troubles hormonaux. 

Les scientifiques ont exprimé leurs inquiétudes sur le fait que, dans le projet REACH tel qu’il est soutenu par le Conseil des Ministres, la charge de la preuve nécessaire avant de pouvoir faire entrer une substance chimique entraînant des troubles hormonaux dans le processus d’évaluation de REACH est trop lourde.

Le groupe WWF, qui a publié l’appel des scientifiques dans le cadre de sa campagne DetoX, a déclaré : « Les autorités voudraient attendre que les dégâts se produisent avant d’entreprendre une action quelconque ». 

Les scientifiques estiment dans cette lettre qu’une action préventive contre les perturbateurs hormonaux est justifiée car ils peuvent agir de manière additive, en combinaison avec d’autres substances « même si, isolés, de telles substances ne risquent guère de causer un impact grave aux niveaux d’exposition actuels ».

Le débat sur le risque actuel pour la santé humaine par les substances chimiques est toujours âprement disputé.

L’UNICE estime que « de nombreuses incertitudes demeurent quant au lien direct ou indirect entre les substances chimiques et certaines maladies car de prestigieux scientifiques contredisent toujours d’autres prestigieux scientifiques ».

Dans un mouvement conjoint, le 15 novembre 2006, l’UNICE a ouvert la troisième phase de son programme « Long-Range Research Initiative » (LRI) qui vise à mieux comprendre l’impact potentiel des substances chimiques sur la santé et l’environnement.

La récente initiative LRI examine trois thèmes prioritaires pour l’industrie chimique :

  • des outils pour une véritable évaluation du risque
  • prise en compte de la complexité sanitaire et environnementale
  • nouvelle science relative à la prédisposition individuelle et les effets transgénérationnels