Le G20 confirme les décisions de juin sur la régulation agricole

Dans la déclaration finale du sommet de Cannes, les dirigeants disent vouloir "agir dans le cadre du Plan d’action sur la volatilité des prix" approuvé par leurs ministres en juin à Paris.

EURACTIV.fr
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Dans la déclaration finale du sommet de Cannes, les dirigeants disent vouloir « agir dans le cadre du Plan d’action sur la volatilité des prix » approuvé par leurs ministres en juin à Paris.

L’agriculture est en passe de devenir l’une des réussites de la présidence française du G20 qui se termine à la fin de l’année. 

Alors que les deux jours de rencontres à Cannes ont surtout été marquées par la dérive de l’Europe et son incapacité à gérer la crise de la dette, les dirigeants des pays les plus puissants du monde ont toutefois réussi à se mettre d’accord pour valider le plan d’action déjà approuvé en juin par les ministres de l’Agriculture. 

Ce plan peut se décliner en cinq points majeurs : 

  • Augmentation de la production agricole. D’ici 2050, la population mondiale devrait atteindre 9 milliards d’êtres humains. Les pays s’engagent à augmenter leurs investissements dans ce secteur mais sans donner de chiffres précis. 
  • La transparence des marchés. Pendant longtemps, des pays comme la Chine ou l’Inde étaient réticents à communiquer sur l’état de leurs stocks mais il semblerait que le principe d’une transparence utile soit acquis. Le « système d’information sur les marchés agricoles » (SIMA) sera développé. 
  • La régulation financière et la supervision des marchés. « Nous convenons que les régulateurs de marché doivent être dotés de réels pouvoirs d’intervention pour prévenir les abus de marché », précisent les conclusions. Le G20 espère ainsi limiter la spéculation sur les matières agricoles, accusée de favoriser la volatilité des prix. 
  • Le commerce international. Les dirigeants ont entériné le souhait de leurs ministres de voir disparaitre les barrières au libre-échange en particulier celles qui concernent les « aliments achetés à des fins humanitaires et non commerciales ». 
  • Des réserves humanitaires. Pour permettre une réponse rapide aux crises alimentaires, les grandes puissances demandent la mise en place de stocks prévus à cet effet, même si aucun détail n’est précisé.

A la fin des deux paragraphes dévoués à l’agriculture, les dirigeants du G20 se félicitent « de la création d’un ’Forum de réaction rapide’ afin d’améliorer la capacité de la communauté internationale à coordonner les politiques et à élaborer des réponses communes en cas de crises des marchés ».

Reste à mettre ces bonnes intentions en pratique.