Le G8 annule la dette des 18 pays les plus pauvres [FR]

Les ministres des finances du G8 ont décidé de supprimer immédiatement la dette des 18 pays les plus lourdement endettés de la planète, qui représentait un total de 40 milliards de dollars. L'idée consistant à créer une taxe sur les billets d'avion pour financer l'aide au développement doit encore être discutée lors du sommet du G8, organisé du 6 au 8 juillet en Ecosse.

Les ministres des finances du G8 ont décidé de supprimer immédiatement la dette des 18 pays les plus lourdement endettés de la planète, qui représentait un total de 40 milliards de dollars. L’idée consistant à créer une taxe sur les billets d’avion pour financer l’aide au développement doit encore être discutée lors du sommet du G8, organisé du 6 au 8 juillet en Ecosse.

L’accord est intervenu lors d’une réunion organisée à Londres vendredi 11 juin, à moins d’un mois du sommet du G8 de Gleneagles, en Ecosse (6 – 8 juillet). Il se traduira par une annulation totale de la dette de 55 millliards de dollars contractée par un groupe de 38 pays auprès de la Banque mondiale (pour un total de 44 millliards de dollars), du Fonds monétaire international (6 milliards) et de la Banque africaine de développement (5 milliards).

Les 38 pays concernés sont répartis en trois sous-catégories, dont la dette sera annulée selon le calendrier suivant : 

  • annulation immédiate de la dette contractée par les 18 pays les plus lourdement endettés de la planète (pour un montant de 40 millliards de dollars) ; 
  • dans un délai de 12 à 18 mois : annulation de la dette contractée par 9 autres pays (total : 11 millliards de dollars) ;
  • 11 pays supplémentaires verront leur dette (représentant un total de 4 millliards de dollars) effacée une fois remplis un certain nombre de critères.

Les ministres des finances du G8 ont par ailleurs décidé d’étudier le projet consistant à créer une taxe sur les billets d’avion destinée à financer de nouveaux programmes d’aide au développement – soumise par le président Chirac en janvier 2005, cette idée a depuis reçu le soutien du Conseil des ministres européens des finances (EURACTIV, 17 mai 2005).