Le ministre néerlandais des Affaires étrangères ne succédera pas à Ashton
Frans Timmermans, le ministre néerlandais des Affaires étrangères, a démenti les rumeurs qui couraient à son sujet : il ne souhaite pas occuper le poste de Catherine Ashton, l'actuelle haute représentante pour la politique étrangère de l'UE.
Frans Timmermans, le ministre néerlandais des Affaires étrangères, a démenti les rumeurs qui couraient à son sujet : il ne souhaite pas occuper le poste de Catherine Ashton, l’actuelle haute représentante pour la politique étrangère de l’UE.
Le ministre des Affaires étrangères néerlandais s’est vu demander ce qu’il ferait s’il était haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité lors d’un entretien publié sur le site Internet d’information Nu.nl le 21 mai dernier.
« Je ne sais pas et je ne le saurai jamais, car je n’occuperai jamais ce rôle », a répondu Frans Timmermans.
En fonction depuis 2012, il a été pressenti pour reprendre le poste occupé jusqu’alors par Catherine Ashton, la haute représentante de l’UE.
La baronne britannique, en quelque sorte la ministre des Affaires étrangères de l’Union, préside les réunions du Conseil des ministres des Affaires étrangères et est également vice-présidente de la Commission européenne.
Le prochain candidat à reprendre le flambeau devra être nommé par son gouvernement national en tant que commissaire.
Dans le cas des Pays-Bas, le président actuel de l’Eurogroupe, Jeroen Dijselbloem, paraît en bonne position pour représenter son pays à la Commission.
Il est membre du parti socialiste néerlandais, le PvdA. Or l’actuelle commissaire néerlandaise, Neelie Kroes, est quant à elle membre du parti libéral VVD, ce qui fait que le PvdA a de bonnes chances de pouvoir revendiquer le poste cette fois-ci.
Un héritage controversé
Le portefeuille des affaires étrangères de l’UE fait partie d’un certain nombre de postes à pourvoir dans les semaines qui vont suivre les élections européennes entre le 22 et 25 mai.
Parmi les autres candidats potentiels, le nom de Radoslaw Sikorski revient le plus souvent. Le ministre des affaires étrangères polonais présente un excellent profil pour le poste. Il possède une solide expérience en matière de politique étrangère et de défense. En outre, il est originaire de l’un des « nouveaux » États membres est-européens.
Catherine Ashton, aussi membre du parti travailliste, est la haute représentante depuis 2010. Durant tout son mandat, elle a été la cible de nombreuses critiques.
« Elle a été écartée par [le président de la Commission européenne] José Manuel Barroso », a indiqué à EURACTIV Steven Blockmans, directeur de recherche au sein du Centre d’études de la politique européenne, à l’occasion d’un bilan des activités du SEAE, le Service européen pour l’action extérieure.
Sa succession dans la prochaine Commission de 2014 à 2019 s’inscrit dans le cadre d’un accord plus vaste portant sur les postes à pourvoir à la tête des institutions européennes. Le Conseil européen, l’Eurogroupe, les différents portefeuilles de la Commission, et bien d’autres postes feront également l’objet des négociations à venir.
>>Lire : le LinksDossier d’EURACTIV : hautes fonctions européennes : à qui le tour ?