Le ministre portugais des Affaires étrangères appelle l’Europe et l’Afrique à unir leurs forces
Le ministre portugais des Affaires étrangères déclare que l’Europe et l’Afrique doivent unir leurs forces pour contrer la montée en puissance de la région indopacifique.
L’Europe et l’Afrique ne seront influentes sur la scène internationale que si elles unissent leurs forces pour contrebalancer l’influence croissante de la région indopacifique, selon les déclarations du ministre portugais des Affaires étrangères, Paulo Rangel, lundi (15 juillet).
« L’Europe et l’Afrique ne seront influentes dans le contexte mondial, compte tenu de la tendance vers l’Indo-Pacifique, que si elles agissent ensemble et sur un pied d’égalité ; la principale possibilité de créer une autre centralité mondiale, qui ne se limite pas à l’Indo-Pacifique, est de conclure une alliance claire entre l’Afrique et l’Europe », a déclaré le représentant du gouvernement en marge du Forum eurafricain à Lisbonne.
Les deux continents « sont sur la même longitude, ont le même fuseau horaire, ont une orientation géopolitique similaire, sont unis par des conditions géographiques naturelles qui font de leur coopération et de leur collaboration la seule voie pour équilibrer les relations du monde, afin qu’il y ait un théâtre multipolaire et non un scénario unipolaire où il n’y a qu’un seul théâtre ou qu’un seul centre politique pour le monde entier », a ajouté le ministre des Affaires étrangères.
« Presque toutes les grandes menaces et opportunités auxquelles l’Europe sera confrontée au cours du prochain siècle nécessiteront une coopération avec l’Afrique, et vice versa », a-t-il souligné, rappelant que « la seule façon de gagner de l’influence au niveau mondial est de travailler ensemble, toujours plus étroitement et en tandem », a insisté M. Rangel.
Le Portugal, a-t-il ajouté, « est une porte d’entrée naturelle entre l’Europe et l’Afrique, c’est donc la porte de l’Atlantique, la porte de l’Europe, géographiquement et historiquement », en plus de « l’histoire et des liens culturels partagés ».
Il a conclu que ce « patrimoine commun peut être un atout pour renforcer les liens et faire en sorte que l’Europe et l’Afrique ne soient pas laissées pour compte, qu’elles affrontent l’avenir ensemble ».