Le Parlement européen reconnaît Edmundo González Urrutia comme président légitime du Venezuela

Le Parlement européen a reconnu Edmundo González Urrutia, le chef de l’opposition vénézuélienne, comme le président démocratiquement élu du pays, dans une résolution votée jeudi 19 septembre.

EFE avec EURACTIV.com
EU Parliament to vote on new term for European Commission President von der Leyen
Le vote de jeudi était la première fois dans l’actuelle législature européenne que le PPE s’alignait sur les groupes d’extrême droite de l’UE plutôt que sur les socialistes et les Verts, entre autres.

Le Parlement européen a reconnu Edmundo González Urrutia, le chef de l’opposition vénézuélienne, comme le président démocratiquement élu du pays, dans une résolution votée jeudi 19 septembre.

Adopté avec 309 voix pour, 201 contre et 12 abstentions, le texte a été approuvé par les députés du Parti populaire européen (PPE) de centre droit, ainsi que par ceux des Conservateurs et Réformistes européens (CRE) et par ceux des Patriotes pour l’Europe, deux groupes d’extrême droite.

En raison d’un amendement, porté par les Socialistes et Démocrates (S&D), les libéraux de Renew et les Verts, le texte n’est cependant pas contraignant et n’appelle donc pas l’Union européenne (UE) et ses États membres, compétents en matière de politique étrangère, à suivre l’exemple du Parlement européen.

Pour la première fois de la nouvelle législature, le PPE s’est aligné sur la position de deux groupes d’extrême droite, plutôt que sur celle portée par les socialistes et les Verts.

Selon le texte consulté par EFE, les eurodéputés ont exhorté l’UE et ses États membres à faire « tout leur possible » pour qu’Edmundo González Urrutia puisse prendre la présidence du pays le 10 janvier 2025.

Ils ont aussi demandé la délivrance d’un mandat d’arrêt international contre le président sortant Nicolás Maduro, pour crimes contre l’Humanité.

Les eurodéputés ont pour finir appelé les gouvernements de l’Union et le Haut représentant pour la politique étrangère, Josep Borrell, à rétablir des sanctions contre les membres du Conseil national électoral du Venezuela (CNE) et à les étendre contre des membres du régime vénézuélien.

[Édité par Laurent Geslin]