Le Parlement rejette la directive sur les services portuaires [FR]
Le Parlement a rejeté à une large majorité la proposition de la Commission dont l'objectif était de libéraliser davantage les services portuaires, souhaitant plutôt une directive sur la transparence et les conditions équitables de concurrence entre les ports.
Le Parlement a rejeté à une large majorité la proposition de la Commission dont l’objectif était de libéraliser davantage les services portuaires, souhaitant plutôt une directive sur la transparence et les conditions équitables de concurrence entre les ports.
Cinq cent douze députés européens ont rejeté la proposition de la Commission, dont l’objectif était d’ouvrir les ports à la concurrence des fournisseurs de services comme les navires de chargement et de déchargement. Seuls 120 parlementaires ont voté pour l’adoption de la proposition et 25 se sont abstenus. Les groupes socialiste (PES), libéral (ADLE), vert, de la gauche (GUE/NGL), IND/DEM et UEN ont voté contre la proposition de directive, et à peine la moitié du groupe conservateur PPE-DE a voté en faveur de ce projet. Déjà en 2003, le Parlement avait rejeté une proposition du même ordre.
Le vote a été précédé de manifestations agitées des dockers qui avaient fait le déplacement jusqu’à Strasbourg depuis un certain nombre de pays européens, comme la France, la Belgique et les Pays-Bas. Ils protestaient contre une proposition qui aurait permis aux équipages des navires de décharger eux-mêmes leurs cargaisons et aux propriétaires de navire de gérer des terminals de fret. Selon les syndicats, ce projet siginifiait la perte de milliers d’emplois et la détérioration des normes sociales. De plus, certains détracteurs prétendaient que ce projet aurait l’effet inverse de ce qui était prévu, à savoir garantir l’avenir des ports européens.
A l’issue du vote, le commissaire aux transports, Jacques Barrot, a déclaré : « Le vote d’aujourd’hui est clair. Il confirme la position du Parlement sur cette proposition telle qu’elle a été présentée après le rejet de la proposition précédente. » Le rapporteur du Parlement, le député conservateur allemand Georg Jarzembowski, a déclaré qu’une « alliance contre nature de lanceurs de pierre et de partisans du statu quo l’a emporté ».