Le Parlement valide la nomination de Benoît Coeuré à la BCE
Le directeur général adjoint du Trésor français doit rejoindre le directoire de la Banque centrale européenne début 2012.
Le directeur général adjoint du Trésor français doit rejoindre le directoire de la Banque centrale européenne début 2012.
Après quelques mois de tensions franco-italiennes, Benoît Coeuré remplacera l’italien Lorenzo Bini Smaghi, qui a fini par céder son poste au Français pour éviter que le pays ne soit pas représenté au Conseil des gouverneurs, à la suite du départ de Jean-Claude Trichet.
Après le Conseil des Gouverneurs et l’Eurogroupe, l’actuel directeur général adjoint du Trésor français et chef économiste du ministère de l’Économie a reçu, mercredi 14 décembre, le feu vert du Parlement européen.
Taxe sur les transactions financières et eurobonds
Auditionné lundi, à huis clos, par la Commission des Affaires économiques et monétaires, le candidat de la France a laissé entendre que même si les mesures non conventionnelles ( rachats d’obligations et opérations de liquidité ) devaient être limitées dans le temps, la Banque centrale devait les maintenir, voire les renforcer en cas de nécessité.
« La BCE doit rester vigilante et considérer si elle doit aller plus loin. Mais elle doit prendre la décision à l’abri de toute ingérence politique », a-t-il souligné, selon le communiqué de presse du Parlement européen.
Benoît Coeuré s’est par ailleurs déclaré favorable « sur le principe » à la taxe sur les transactions financières. « Elle pourrait avoir des propriétés économiques et fiscales intéressantes », a-t-il déclaré, soulignant par ailleurs que le timing n’était pas bon, en raison des problèmes de liquidités des marchés financiers.
Benoit Coeuré a par ailleurs déclaré que les « eurobonds faisaient partie de la solution pour la zone euro » car ils peuvent apporter des bénéfices pour le bon fonctionnement des marchés obligataires et bancaires.
« Avec un système de discipline budgétaire très forte, tel que celui annoncé vendredi dernier, les eurobonds peuvent être utile. Mais, à la condition que cela vienne couronner le processus d’intégration politique et budgétaire, et non pas comme une solution de court terme à la crise », a-t-il mis en garde.