Le Portugal ratifie le pacte budgétaire, un coup dur pour François Hollande
François Hollande, le candidat socialiste et favori des sondages dans la course à la présidence en France, a essuyé un échec lorsque le Portugal a été le premier pays de l’UE à ratifier le « pacte budgétaire » visant à renforcer la discipline budgétaire au sein de la zone euro.
François Hollande, le candidat socialiste et favori des sondages dans la course à la présidence en France, a essuyé un échec lorsque le Portugal a été le premier pays de l’UE à ratifier le « pacte budgétaire » visant à renforcer la discipline budgétaire au sein de la zone euro.
Le 13 avril dernier, le parlement portugais a ratifié avec une nette majorité (204 députés sur 240) le traité de consolidation budgétaire signé le 2 mars par 25 Etats membres de l'UE.
Ce sont surtout la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, Nicolas Sarkozy, qui ont fait pression pour l'élaboration de ce texte.
M. Hollande avait rejeté ce traité en bloc et promis de le renégocier s’il était élu président, arguant qu'en n'adoptant que des mesures d'austérité, l'économie européenne replongerait dans une récession prolongée. Plus récemment, il est toutefois revenu sur ses propos et il a indiqué que s'il était élu, il tenterait d'ajouter des éléments de croissance au traité.
Avec le vote du parlement portugais, M. Hollande semble avoir perdu l'un de ses principaux arguments en faveur de la renégociation du traité : le fait qu'il n'avait pas encore été ratifié. En France, il n'est pas prévu de voter sur le traité avant les élections présidentielles, dans la mesure où les socialistes ont la majorité au Sénat.
Les sondages prévoient que MM. Hollande et Sarkozy seront au coude à coude au premier tour le 22 avril, mais que M. Hollande aura 10 points d'avance au second tour le 6 mai.
Ce n'est pas la première fois que le centre-gauche portugais ne suit pas le centre-gauche européen qui demeure plus sceptique quant au traité signé par tous les dirigeants à l'exception de ceux de la Grande-Bretagne et de la République tchèque.
En 2009, le gouvernement socialiste à l'époque avait soutenu le Portugais José Manuel Barroso pour sa nomination au poste de président de la Commission européenne bien qu'il ait été le candidat du Parti populaire européen.
Le 30 mars, le parlement grec a ratifié le traité budgétaire, a appris EURACTIV après la publication de cet article.