Le président roumain échappe à la destitution
La faible participation au référendum sur le sort du président Trian Basescu empêcherait de valider le vote. 87,55% des votants sont pourtant favorables à sa destitution.
La faible participation au référendum sur le sort du président Trian Basescu empêcherait de valider le vote. 87,55% des votants sont pourtant favorables à sa destitution.
Après plusieurs semaines de crise politique, la situation en Roumanie n’est pas prête de s’améliorer. Une lutte de pouvoir oppose le président Traian Bacescu (centre droit-PSD) au premier ministre Victor Ponta (centre gauche-USL), depuis l’arrivée de ce dernier en mai 2012.
Pour faire partir son adversaire politique, M. Ponta a organisé, dimanche 29 juillet, un référendum sur la destitution du Président de la République.
Pressions européennes
Mais le taux de participation empêcherait de valider les résultats. Selon le bureau électoral central, seuls 46,13% (sur 97% des bureaux) des Roumains se seraient rendus aux urnes, rendant le scrutin nul et non avenu.
50% sont nécessaires pour valider le vote. Aussitôt, Traian Bacescu a déclaré que « les Roumains ont rejeté le coup d’État », fustigeant les méthodes de son adversaire.
Ce dernier avait en effet provoqué des inquiétudes jusqu’à Bruxelles. Avant l’intervention de la Commission européenne, il refusait de tenir compte des requêtes de la Cour constitutionnelle selon laquelle il est nécessaire d’atteindre le palier de participation d’un inscrit sur deux.
Nombreuses irrégularités
Mais le Premier ministre n’a pas dit son dernier mot. Son parti assure que selon ses estimations parallèles, entre 51 et 52% des Roumains se sont rendus aux urnes. Il insiste par ailleurs sur le résultat du scrutin. En effet, 87,55% des votants ont dit « oui » à la destitution du président Bacescu, devenu très impopulaire dans le pays après avoir soutenu les mesures d’austérité comme la baisse de 25% des salaires des fonctionnaires. Il est également régulièrement accusé de népotisme.
Victor Ponta assure toutefois que « le gouvernement roumain respectera toutes les décisions de la Cour constitutionnelle et agira en tant que facteur de stabilité, que le référendum soit validé ou non ». Les chiffres définitifs seront connus dans la semaine.
Selon les médias roumains, le scrutin a été entaché de nombreuses irrégularités.