Le Royaume-Uni fait le point sur ses relations avec l’Union européenne

Le ministre des Affaires étrangères britannique a annoncé le lancement d’un vaste audit sur l’impact de l’UE au Royaume-Uni. Un premier pas vers la renégociation des relations entre Londres et Bruxelles.

EURACTIV.fr
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Le ministre des Affaires étrangères britannique a annoncé le lancement d’un vaste audit sur l’impact de l’UE au Royaume-Uni. Un premier pas vers la renégociation des relations entre Londres et Bruxelles.

Pour faire retomber la pression eurosceptique dans l’opinion publique, le gouvernement britannique a décidé d’engager un travail de fourmis pour décortiquer toutes les conséquences de l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne. 

En 2014

Lors de l’annonce le 12 juillet, le ministre des Affaires étrangères a jugé nécessaire pour la zone euro « d’aller plus loin dans l’intégration ». Mais étant donné la place de son pays « il est juste de dire que nous n’irons pas plus loin (…). Cette flexibilité est dans l’intérêt de l’UE et  du Royaume-Uni », a-t-il ajouté. 

Chaque ministère va devoir consulter ses corps constitués (syndicats, associations, professionnels, etc)  afin de déterminer les effets pour les Britanniques des règlementations européennes. L’objectif est de définir « la balance des compétences ».

Les informations seront compilées par le Foreign Office qui publiera des rapports intermédiaires avant les conclusions finales prévues pour la fin de l’année 2014. Mais ils « ne préjugeront pas de la future politique et n’ont pas pour mission de définir des modèles alternatifs », ajoute le ministre. 

Législatives de 2014

« Mon opinion et celle du Premier ministre est que nous devons saisir l’opportunité pour la Grande Bretagne de redéfinir ses relations avec l’Europe au mieux de notre intérêt national que sont le libre échange, l’ouverture des marchés et la coopération. Cela devra impliquer moins de coûts, moins de bureaucratie et moins d’intrusion dans des domaines qui relèvent des États nations », a précisé le ministre. 

Cette initiative est une manière pour le gouvernement de dépassionner le débat actuel sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE, réclamée par une frange de plus en plus importante des membres du parti du Premier ministre. 

David Cameron s’est engagé, lors de son accession au pouvoir en 2011, à organiser un référendum pour tout nouveau transfert de compétences mais rejette le principe d’un vote sur l’appartenance du pays à l’UE. Cette étude doit lui permettre de gagner du temps d’ici les élections législatives de 2015.