Le siège de l’OTAN devra être agrandi pour accueillir la Finlande

L’OTAN envisage la construction d’un bâtiment supplémentaire et la réorganisation de ses bureaux car elle peine à faire de la place pour la Finlande, qui a récemment rejoint l’Alliance, ainsi que pour tout autre membre potentiel à venir.

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Finland officially joins the NATO
Le bâtiment de l’alliance militaire occidentale à Bruxelles, inauguré en 2018, devient trop petit pour accueillir les délégations des futurs membres, selon quatre diplomates de l’OTAN qui ont parlé à EURACTIV sous couvert d’anonymat. [EPA-EFE/JOHANNA GERON / POOL]

L’OTAN envisage la construction d’un bâtiment supplémentaire et la réorganisation de ses bureaux car elle peine à faire de la place pour la Finlande, qui a récemment rejoint l’Alliance, ainsi que pour tout autre membre potentiel à venir, a appris EURACTIV.

Le bâtiment de l’alliance militaire occidentale à Bruxelles, inauguré en 2018, devient trop petit pour accueillir les délégations des futurs membres, ont indiqué quatre diplomates de l’OTAN qui se sont entretenus avec EURACTIV sous couvert d’anonymat.

« L’installation de la Finlande au siège de l’OTAN sera finalisée dans les semaines et les mois à venir », a confirmé un responsable de l’Alliance. La question des locaux sera également posée lorsque la Suède aura rejoint l’OTAN « en tant que membre à part entière ».

Mais le problème est qu’aucune de ces nouvelles délégations n’aura de place dans le bâtiment actuel de l’Alliance.

À l’heure actuelle, les délégations de la Finlande et de la Suède ainsi que celles d’autres pays partenaires sont installées dans l’ancien siège de l’OTAN, un bâtiment construit durant la Guerre froide, de l’autre côté de la rue, sur le boulevard Léopold III.

Lorsque le nouveau siège a été inauguré il y a moins de cinq ans, il a en effet été décidé de laisser l’ancien siège aux délégations des pays partenaires. À l’époque, comme les diplomates et les responsables de l’OTAN ne voyaient l’expansion de l’Alliance que dans un avenir lointain, l’idée était de construire une aile supplémentaire dans le nouveau siège le moment venu.

La Finlande a rejoint l’OTAN en moins de 12 mois, tandis que la Suède devrait devenir un membre effectif avant l’été, et l’adhésion potentielle de l’Ukraine et de la Géorgie dans un avenir proche n’est pas totalement exclue.

Construire de nouveaux locaux

Les responsables de l’OTAN se sont efforcés de trouver une solution pour qu’Helsinki et sa future mission de 50 personnes s’intègrent dans le bâtiment du siège et quittent les bâtiments réservés aux pays partenaires.

Une des solutions envisagées par l’administration de l’Alliance est la construction d’un bâtiment supplémentaire près des bâtiments actuels qui pourrait accueillir le personnel et les agences internationales de l’OTAN, ont expliqué deux diplomates de l’OTAN à EURACTIV.

Il ne s’agirait que d’une « solution temporaire », mais elle permettrait de répondre aux besoins immédiats.

L’ajout d’une aile supplémentaire au siège récemment construit, comme le prévoyait le plan initial, ne serait que le plan B, ont-ils indiqué. Il serait en effet « trop coûteux » de réaliser de tels travaux, les travaux initiaux ayant déjà coûté 1,1 milliard d’euros, selon les chiffres de l’OTAN.

« Il est trop tôt pour dire que nous allons agrandir le siège », a déclaré un autre diplomate de l’OTAN. Mais cette question devra être réglée si l’Alliance veut accueillir de nouveaux membres.