Le Sommet approuve l'« Union pour la Méditerranée » [FR]

Les dirigeants européens ont donné leur feu vert au compromis, auquel sont parvenus le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel, concernant création d’une « Union pour la Méditerranée », une initiative visant à améliorer les relations de l’UE avec ses voisins de l’Afrique du nord et du Moyen-Orient.

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Les dirigeants européens ont donné leur feu vert au compromis, auquel sont parvenus le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel, concernant création d’une « Union pour la Méditerranée », une initiative visant à améliorer les relations de l’UE avec ses voisins de l’Afrique du nord et du Moyen-Orient.

La nouvelle Union se concentrera principalement sur des domaines suivants :

  • améliorer l’approvisionnement énergétique ; 
  • lutter contre la pollution de la Méditerranée ; 
  • renforcer la surveillance du trafic maritime et la « coopération en matière de sécurité civile » ;
  • créer un programme d’échange Erasmus méditerranéen pour les étudiants, et ;
  • créer une communauté scientifique entre l’Europe et ses voisins du Sud.

A l’origine, Nicolas Sarkozy avait envisagé la nouvelle Union comme un club exclusif, impliquant uniquement les pays méditerranéens de l’UE et ses voisins et non l’ensemble de l’UE.

Mais cette proposition a suscité de vives critiques, particulièrement de la part de l’Allemagne, qui craignait que le plan ne divise l’UE, la nouvelle Union devenant un rival à l’Europe.

Finalement, Nicolas Sarkozy a dû revenir sur cette proposition et permettre aux 27 Etats membres de l’UE de participer à cette initiative (EURACTIV 05/03/08). 

Il a également accepté de modifier le titre original d’ « Union méditerranéenne » en « Union de la Méditerranée » afin d’apaiser les craintes que la nouvelle alliance ne devienne un rival de l’UE.

L’Allemagne a également obtenu gain de cause en maintenant son approche selon laquelle seuls les fonds alloués dans le cadre du processus de Barcelone devraient être attribués, répondant ainsi aux demandes franco-italiennes pour multiplier le financement de la nouvelle Union.

Nicolas Sarkozy a annoncé qu’il avait l’intention de chercher des sources de financement supplémentaires auprès du secteur privé, espérant obtenir jusqu’à 14 milliards d’euros.

Un autre élément du compromis concerne la structure de gestion de l’Union, qui sera composée de deux directeurs chargés de coordonner la coopération entre l’UE et les pays partenaires. Un directeur proviendra d’un Etat membre de l’UE et l’autre d’un pays non européen de la Méditerranée.

Ils seront tous les deux nommés pour deux ans, soutenus par un secrétariat de 20 personnes, et seront établis dans une ville du sud de l’UE qui reste encore à déterminer. Barcelone et Marseille ont été mentionnées comme villes potentielles, selon Nicolas Sarkozy, qui a nié avoir approuvé le choix de la ville française.

L’accord prévoit également des réunions au sommet biannuelles entre l’UE et ses pays partenaires. Les nations du sud de l’UE présideront les premiers sommets de la nouvelle Union, vu comme une victoire partielle pour Paris.