Le sommet de Lahti portera sur la Russie et l'énergie [FR]

Les chefs d'Etat et de gouvernement tenteront de faire progresser les négociations sur l'énergie avec la Russie lors d'une réunion informelle le 20 octobre. Un réseau de "correspondants énergie" devrait être mis en place pour préparer l'UE à d'éventuelles crises énergétiques.

putin2.jpg
putin2.jpg

Les chefs d’Etat et de gouvernement tenteront de faire progresser les négociations sur l’énergie avec la Russie lors d’une réunion informelle le 20 octobre. Un réseau de « correspondants énergie » devrait être mis en place pour préparer l’UE à d’éventuelles crises énergétiques.

Le président russe Vladimir Poutine doit rejoindre les dirigeants européens pour le dîner de clôture du sommet de Lahti, en Finlande, le 20 octobre.

Les discussions au cours de ce dîner devraient porter sur l’établissement d’un partenariat stratégique entre l’UE et la Russie, dont une coopération sur les questions énergétiques, a indiqué la présidence finlandaise.

« La Russie, qui représente 25% des importations de pétrole et de gaz, est, stratégiquement parlant, le principal partenaire de l’UE dans le domaine de l’énergie, » a déclaré le ministre finlandais des affaires européennes, Paula Lehtomäki, au Parlement européen le 11 octobre.

Toutefois, l’UE considère plutôt sa relation avec la Russie comme interdépendante : « L’UE dépend des importations d’énergie en provenance de Russie et la Russie a besoin de contrats à long terme pour ses importations énergétiques, » estime M. Lehtomäki.

Le succès de cette réunion dépendra avant tout de la capacité de l’Union à s’exprimer d’une seule voix sur les questions énergétiques. Et pour ce faire, l’UE doit avant tout parvenir à créer un marché commun dans le domaine de l’énergie, souligne la Commission dans un document  qui constituera la base des discussions au sommet. 

Un marché de l’énergie vraiment intégré « renforcerait la cohérence et le poids de l’Union sur la scène internationale concernant les questions énergétiques, » a indiqué la Commission dans sa contribution au Sommet. Garantir « la cohérence entre les aspects internes et externes de l’énergie » devra être le principal objectif de l’UE, a-t-elle ajouté.

Afin d’atteindre cet objectif, la Commission propose de mettre en place un réseau de « correspondants énergie » pour « échanger des informations essentielles en cas de crise énergétique. » Ce réseau serait composé d’experts des Etats membres, du Secrétariat Général du Conseil et de la Commission.

En plus de la Russie, le Sommet portera aussi sur les moyens de renforcer les relations énergétiques avec d’autres pays, comme :

  • Inclure la Norvège et l’Ukraine au traité instituant la Communauté de l’énergie, qui, à partir du 1er juillet 2006, s’applique aux relations avec les Balkans occidentaux (le Traité prolonge la législation européenne sur l’energie aux pays participants);
  • Inclure la Turquie au traité instituant la Communauté de l’énergie afin de profiter pleinement du potentiel du pays en tant que principal itinéraire de transit pour le pétrole et le gaz dans la Caspienne (ex : projet de pipeline Nabucco, voir EURACTIV, 27 juin 2006), et;
  • Créer des instruments financiers pour développer des relations énergétiques avec des pays partenaires sur des interconnexions d’infrastructure, des nouveaux pipelines, des projets d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables (Banque européenne d’investissement, Banque européenne pour la reconstruction et le développement).

« Quelque soit l’angle sous lequel la politique énergétique est envisagée, il est indispensable d’avoir des marchés plus ouverts, » a déclaré M. Lehtomäki.