Le SPD d’Olaf Scholz est ouvert à l’examen des demandes d’asile depuis l'Afrique
Les sociaux-démocrates (SPD) du chancelier allemand Olaf Scholz ont exprimé dimanche leur volonté d’externaliser les demandes d’asile en Afrique, comme le propose leur partenaire de coalition libéral, le FDP. Le gouvernement devrait adopter de nouvelles mesures pour freiner l'immigration irrégulière ce lundi.
Les sociaux-démocrates (SPD) du chancelier allemand Olaf Scholz ont exprimé dimanche (5 novembre) leur volonté d’externaliser les demandes d’asile en Afrique, comme le propose leur partenaire de coalition libéral, le FDP. Le gouvernement devrait adopter de nouvelles mesures pour freiner l’immigration irrégulière lundi (6 novembre).
L’option de renvoyer les migrants irréguliers en Afrique pour traiter les demandes d’asile devrait être examinée dès que possible, ont déclaré la semaine dernière à Euractiv et à Süddeutsche Zeitung de hauts responsables du FDP, encouragés par des propositions similaires de la part de l’opposition de droite en Allemagne.
Alors qu’Olaf Scholz et la ministre de l’Intérieur Nancy Faeser — tous deux membres du SPD — ont d’abord émis des réserves sur l’idée, le codirigeant du SPD, Lars Klingbeil, a confirmé dimanche (5 novembre) que le SPD ne s’y opposerait pas.
« Si [les accords de migration avec les pays africains] permettent de traiter les demandes d’asile dans ces pays également, alors nous devons envisager de le faire », a déclaré M. Klingbeil à la chaîne allemande ZDF dimanche.
Cette idée rappelle le projet controversé du gouvernement britannique d’envoyer les demandeurs d’asile par avion au Rwanda pour y être traités, proposé l’année dernière.
La coalition allemande s’était engagée à revoir cette proposition dans son accord de coalition pour 2021, mais ce n’est qu’aujourd’hui, alors que l’augmentation du nombre d’arrivées a conduit à une rhétorique plus dure et à une pression accrue sur le gouvernement pour lutter contre l’immigration irrégulière, que la proposition est de nouveau sur la table.
Il est dorénavant attendu de M. Scholz qu’il prenne de nouvelles contre-mesures lors du sommet de lundi qui réunira les Premiers ministres régionaux, notamment parce que le chancelier avait précédemment promis une coopération étroite avec l’opposition et les Länder sur la question de l’immigration.
Le gouvernement doit adopter un « paquet de mesures », a déclaré dimanche Friedrich Merz, chef du principal parti d’opposition de centre droit, la CDU, à la chaîne de télévision ARD, en faisant référence au catalogue de 26 demandes de l’opposition, qui comprend une meilleure protection des frontières extérieures de l’UE et un soutien fédéral à un remplacement du système d’allocations en espèces pour les migrants.
De leur côté, les États régionaux et les municipalités cherchent à obtenir davantage de fonds fédéraux pour financer l’hébergement des demandes d’asile.
« En fin de compte, la journée de lundi ne sera pas sans importance pour l’avenir politique de l’Allemagne », a déclaré Reiner Haseloff, Premier ministre de Saxe-Anhalt, à l’agence de presse allemande dpa.